Etape 12 : De Lisbonne à Faro, et la ville de Faro (par Julie)

 

La route de Lisbonne à Faro

Point météo : beau dans l'ensemble, avec une averse quasiment tous les jours. (On a quand même bien pu avancer dans les « cours de natation » pour Gabin et Zoé, dans les piscines, assez fréquentes dans les camping portugais).

 

Départ de Lisbonne jeudi 11 septembre. Comme pour Porto, le départ de la capitale portugaise fut assez compliqué. Les reliefs sont bien prononcés, aussi, la moindre erreur d'orientation peut rapidement entamer le moral des troupes. Et évidemment, erreur il y a eu ! Mais notre petite équipe a de la ressource et après une journée pleine d’embûches nous parvenons a attrapé un ferry pour traverser le Tage (impossible par le pont!).

 

 

Sur la route, on a vu de super paysages. Par exemple, après Setúbal, nous avons eu la surprise de trouver des rizières ! Et des cigognes ! A partir de cet endroit et jusqu'à la côte sud, tous les villages que l'on a traversés étaient blancs avec des peintures bleues aux volets et à l'encadrement des portes et des fenêtres. Très joli.

 

Il y a des campings très régulièrement de long de la côte. Parfois ce sont des campings « villages » où les gens vivent toute l'année.

 

Il y a souvent des cantines : on a le choix entre 3 ou 4 plats, ce n'est pas très cher, c'est bon, et les portions sont très généreuses ! Autant dire que nous ne nous sommes pas beaucoup servi de notre réchaud au Portugal !

 

Vers Porto Covo, nous avons suivi une côte à flanc de falaises, magnifique ! Il y avait beaucoup de surfeurs, et de la bonne vague (enfin j'imagine). Nous avons vu un pré avec des moutons (classique!) et un pré avec des autruches. Gabin et Zoé étaient contents (« C'est un zoo ici ou quoi ? C'est trop marrant ! ») Il y en avait un autre avec des vaches et des aigrettes pique-boeufs sur le dos. (Petite leçon de sciences au passage : les êtres vivants qui vivent en symbiose, enfin qui s'aident l'un l'autre quoi, c'est beau!)

 

A Porto Covo, nous avons pu aller nous promener sur le sable en bas des falaises. Lorsqu'on touchait la roche, elle se défaisait comme du carton mouillé. Drôle d'impression !

 

Vers Odeixe, nous avons vu les premiers moulins de l'Algarve (c'est le nom de cette région du Portugal), toujours des forêts d'eucalyptus (pas partout, mais on en a vu énormément, quasiment tous les jours en fait, depuis la côte nord de l'Espagne).

 

Apparemment, cet arbre, qui a été importé il y a quelques dizaines d'années pour l'industrie du papier, étouffe beaucoup d'autres essences (le pin semble résister). Sachant qu'il n'y avait pas de camping, nous avons demandé à la première dame croisée dans la rue (une mamie avec son petit-fils) s'il y avait des chambres à louer. Il s'est trouvé qu'elle même louait des chambres (d'ailleurs elle possédait beaucoup de maisons de cette rue, ainsi qu'un magasin et un restaurant). Après discussion avec Julien, on s'installe dans une chambre et on va manger au restaurant où l'on est très bien reçus et où l'on mange des bons « petits » plats (enfin, façon de parler car au Portugal les plats ne sont jamais petits!), dans une charmante cour, derrière des maisons avec des palmiers à l'intérieur. Atypique.

 

Mardi 16 septembre, après un petit déjeuner de luxe dans ce même resto, on est prêt à attaquer la montagne qui nous attend ! Par contre, on ne s'était pas préparés au vent ! Les moulins que l'on voyait le long du chemin n'était pas ici pour rien ! Une grosse averse de 4 minutes pour finir la journée de vélo, et nous sommes contents d'arriver à Lagos ! (même si le camping est minable et cher, il faut bien le dire!)

 

Lagos est une très jolie ville fortifiée, avec une vieille ville entourée de murailles et des ruelles pavées noires et blanches, un port, une église qui donne sur une grande place avec des petites fontaines... Il y a aussi des restaurants avec grande terrasse et prix dignes de Cannes, remplis de touristes qui parlent anglais, et des plages - dont une superbe (si on oublie l'énorme tag qui nous accueille en haut de l'escalier), la praia de Ana, entourée de falaises et avec des rochers en forme d'aiguille qui sortent de l'eau.

 

Jeudi 18, nous repartons sur les routes, direction Faro, à l'Est sur la « Costa de la luz ». On se perd un peu à Portimao, malgré, ou à cause des explications des gens et aussi à cause du manque hallucinant de panneaux routiers : peu de directions fléchées, des routes barrées, d'autres que l'on ne peut pas traverser, des routes qui deviennent des 4 voies interdites au vélo ! La galère ! Ce qui est drôle, c'est que dans la réponse des gens, c'est toujours « sempre frente, sempre, sempre... »

 

Dans cette partie du Portugal, la terre est rouge ( il y a beaucoup de poteries). Il y a des cognassiers, des figuiers et des oliviers, et surtout énormément d'orangers. D'ailleurs, c'est la saison des oranges, il y a régulièrement des étals sur le bord de la route, mmh, on boit des jus pressés tous les jours. Un vendeur en haut d'une côte, qui nous voit en train de reprendre notre souffle sur nos vélos, nous offre gentiment quelques oranges. Obrigado !

 

Faro

 

En passant par Albufeira sur une route très vallonnée, nous arrivons à Faro le vendredi 19. Nous trouvons par hasard un hôtel qui n'en est pas vraiment un : le faroway hostel. Lieu insolite, genre auberge de jeunesse, tenu par Jorge, un trentenaire sympathique, avec une cuisine ouverte à tous et une terrasse sur le toit avec table et canapé ! Un bon squat où on reste 3 nuits. Faro est aussi une belle ville avec des rues pavées et avec un cœur fortifié où il est agréable de se promener. Nous voyons quasiment une cigogne dans chaque nid, et même un couple de cigognes, dans le nid qui domine notre terrasse.

 

On prend aussi le temps de faire un tour de bateau et d'aller voir une île « déserte » (enfin avec un restaurant au milieu) où on a joué sur une très belle et longue plage.

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Stéphanie (jeudi, 23 février 2017 14:26)

    Bonjour,

    Nous partons avec mon compagnon (sans enfant !) au mois de mai au Portugal (3 semaines). Nous aimerions nous rendre à Faro, au départ de Lisbonne, en vélo.
    Donc, après quelques recherches, me voilà tombé sur votre site.

    Pas d'itinéraires précis et un petit bémol : pas de vélos.

    J'aurai aimé avoir quelques petits conseils sur l'itinéraire à prendre, si vous avez des astuces et des infos sur l'achat de vélos d'occasion, ou tout ce que vous jugerez utile pour un beau voayge.

    Au plaisir de vous lire,

    Voyageusement

    Stéphanie

Heureux qui comme Ulysse...

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