Etape 13: Séville et la route jusqu'à Tarifa

Séville

La route qui mène du Portugal à Séville est vraiment tranquille. C'est tout plat. Au début on longe des marais salants, on salue les flamands roses au passage. Ensuite, on traverse un verger infini. Des orangers, des oliviers, des cognassiers, des orangers... Enfin, nous traversons le Guadalquivir et nous rentrons dans la cité.

Séville est une ville magnifique qui nous a tout de suite séduits. Le centre, très animé comme partout en Espagne, est en même temsp assez paisible car beaucoup de rues sont piétonnes. De grandes toiles sont tendues entre les immeubles pour ombrager les ruelles quand le soleil est au zénith. Les bâtiments très colorés (on peut voir une église rose, des maisons bleues, jaunes...) rappellent la présence arabe par leurs voûtes en olive, les faïences... C'est ça, le style andalou.

Nous sommes arrivés assez tard et comme d'habitude sans réserver. Il n'y a pas de camping ! Un jeune espagnol et une autrichienne nous aident à trouver une adresse bon marché. Sur la route, ils nous racontent leur expérience Erasmus en Belgique, là où ils se sont connus. En discutant, nous parvenons à trouver une chambre malheureusement assez chère. Note pour plus tard : il peut être intéressant de réserver en arrivant dans les grandes villes, car à chaque fois, on craque un peu notre tirelire.

Pour commencer notre visite, nous sommes allés visiter "le champignon". C'est une immense structure en bois (la plus grande du monde, qu'ils disent sur le prospectus!) faite de courbes et d'alvéoles. Elle mesure 100 m de long et 25 m de haut. Au dessous de ce parasol géant, on peut choisir notre quantité d'UV! Des collégiens zonent un peu partout sous la morille géante, dans leur uniforme bleu. Au-dessus, une passerelle offre une magnifique promenade avec un panorama de 360 degrés sur la ville.

Une grande tour dépasse tous les autres toits. Autrefois minaret d'une grande mosquée bâtie par les Almohnades au XIIIème siècle, aujourd'hui reconvertie en cathédrale. Encore un beau symbole du mélange de culture à Séville. Nous décidons d'aller la visiter. Pour s'y rendre, il faut emprunter l'Avenue de la Constitution (l'équivalent des Champs Elysées à Paris). C'est une large voie piétonne. Au milieu, le tramway. De chaque côté, d'imposants immeubles assez prétentieux.

Il faut faire une grande queue pour visiter la cathédrale. Ça vaut quand même le coup. A l'intérieur, une hauteur impressionnante. Un ciel de voûte. Un retable magnifique, la seule œuvre de l'artiste Pierre Dancart (qui l'a occupé toute sa vie). L'ostensoir le plus grand du monde. Et la plus belle attraction, le tombeau de Christophe Colomb, porté par 4 statues en pierre. Une ouverture sur le côté donne sur une petite cour intérieure où l'on peut admirer une dernière fois la tour-minaret à l'ombre des orangers.

Ensuite, nous avons pique-niqué sur une fontaine en écoutant le concert de rue d'un joueur de guitare de flamenco et en regardant les cochers passer dans leur charrette à touristes.

 

Puis nous avons poursuivi jusqu'à la place d'Espagne. Elle a été construite pour l'exposition ibéro-américaine de 1928. Là encore, les proportions sont gigantesques. La place est en demi-disque. Elle est délimitée par un immense palais semi-circulaire qui fait face au Guadalquivir. Cela symbolise la réconciliation entre l'Espagne et ses anciennes colonies. Au milieu, une immense fontaine où on peut voir un arc-en-ciel et un canal où les barques tentent de se croiser sans se toucher. De chaque côté, une tour de 80 mètres de haut. Malheureusement, nous ne pouvons profiter pleinement du lieu car nous faisons sortir à cause du tournage du prochain film de Walt Disney. 

Au bout de 3 jours, la route nous appelle, nous sommes obligés de repartir, direction Tarifa.

 

De Séville à Tarifa

 

Jeudi 25 septembre, nous quittons la sublime ville de Séville en faisant un dernier tour de vélo dans les lieux que nous avons sillonnés à pied pendant 3 jours.

 

Puis nous nous perdons en sortant de Séville : on passe plus d'une heure à tourner sans trop savoir où on va, on ne comprend pas bien les explications des gens. On suit finalement un chemin de terre (qui est une autoroute en construction), et « au feeling » (en s'orientant grâce au soleil), on monte sur une butte et on suit un tout petit sentier. Il y a dans les prés, des chevaux (andalous, si vous

suivez bien), et une petite rivière, c'est très joli.

 

Sur la route, on voit vraiment beaucoup de chevaux et d'écuries. Il y a aussi des champs de coton à perte de vue (le coton est à maturité) et des rizières ! Ces cultures gourmandes en eau, dans ce paysage aride, nous surprennent. Elles sont irriguées par d'innombrables petits canaux en béton alimentés par le Guadalquivir. Le soir, nous arrivons dans une petite ville où il n'y a pas de camping.

 

Je ne vous raconte pas notre petite mésaventure chez la mamie qui se termine avec nous à la porte quand la nuit tombe ! (Julien la raconte dans la vidéo n°12)

 

Le lendemain, nous assistons à la récolte du coton, qui se fait avec des sortes de moissonneuses-batteuses qui envoient le coton dans une remorque grillagée, puis il est vidé dans une remorque de camion et piétiné par 3 hommes pour être tassé. Une bâche par-dessus pour éviter que tout ne s'envole, et roulez !

 

Nous voyons aussi quelques feux dans les champs, et même sur les talus au bord de la route, mais personne ne semble surpris ni paniqué. Cela doit être contrôlé...

 

En passant par Lebrija, nous traversons des villages nouveaux (10 ou 20 ans) et des champs de coton.

 

Nous faisons un détour par Cadiz, une ville située sur une presqu'île. C'est une jolie ville, avec une grande place, beaucoup de monuments, et des plages bien sûr...

 

Par contre, c'est difficile de la quitter (en vélo!) : on suit un chemin de terre le long de la voie ferrée car il n'y a qu'une 4 voies pour sortir de la ville. Et quelques kilomètres plus loin, on a une grosse frayeur en voyant notre couloir de droite s'amincir pour disparaître complètement ! (sans prévenir, sur une route autorisée aux vélos).

 

Le lendemain, remis de nos émotions, nous roulons jusqu'à la ville de Vejer. Sur la route, nous voyons des élevages de taureaux, dans des prés immenses (les fermes aussi sont immenses, et majestueuses). Il y a aussi des chevaux et des vaches. Vejer se situe tout en haut d'une belle colline. Une fois arrivés dans la ville, nous apprenons que le camping est en bas de la colline, là ou on était 40 minutes avant, en bas de la route de montagne ! Note pour plus tard : se renseigner de l'emplacement de notre couchage avant de grimper ! Nous sommes contents de trouver un magnifique camping sous les pins (gare aux moustiques, ils ont bien dévoré Zoé la veille...)

 

Lundi 29, nous passons une journée sans encombre. La route est tranquille et plate. Après avoir contemplé les taureaux et les éoliennes (nous n'avions jamais vu autant des deux!), nous arrivons à quelques kilomètres de Tarifa, ville du kite-surf. Nous goûtons sur la plage en les observant.

 

Le lendemain, nous nous rendons au port de Tarifa pour poser le pied sur le continent africain, les enfants, Gabin surtout, sont très excités.

 

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Commentaires : 8
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