Etape 30: La Paz (par Julie)

Nous passons 2 jours à Uyuni avec nos compagnons en revenant de notre excursion en 4x4. Ensuite, nous prévoyons de rejoindre la ville de Potosi, fameuse pour ses mines d'argent, puis Sucre. Nous savons que le chemin va être un peu difficile, mais la veille, nous lisons un blog de cyclotouristes et nous nous rendons compte que cela va être très difficile. Ils ont même mis un graphique avec les altitudes qui, il faut bien le dire, me scie les jambes ! La nuit porte conseil et je me réveille en me disant que je ne me sens pas capable de le faire, et que l'on va prendre un bus. Mais pendant le petit déjeuner, mes compagnons me motivent, et on se lance tous.


Mais mon moral ne suit pas, et après la première petite côte (et avant la première grosse), je suis essoufflée et je demande à Julien de faire demi-tour. Après un pique-nique pluvieux sur le pouce, nous disons au revoir à nos amis Jouan, qui continuent courageusement leur aventure (bravo !) et redescendons vers la ville sous les grêlons! Nous arrivons trempés et transis de froid, et les enfants mettront une bonne heure à se réchauffer sous la couette, devant un petit dessin animé... Nous pensons avec émotion à Oliv, Solenn, Ewen et Méline qui doivent être gelés aussi, mais sur leurs vélos et qui devrons se réchauffer dans leurs duvets sous leurs tentes !


Pour ne pas mettre nos vélos 3 fois dans un bus, nous décidons d'en prendre un et d'aller directement à La Paz , où nous attend Caroline, une amie d'amis. Nous verrons sur place, une fois nos vélos rangés, si nous revenons à Potosi en bus. Mais pendant le trajet, nous nous rendons compte qu'il y a au moins 10 heures à refaire en sens inverse; nous abandonnons donc l'idée... Il faudra que l'on revienne en Bolivie un jour !


Nous arrivons à La Paz après une nuit de bus, lundi 2 février. Nous découvrons Caro, qui est super sympa, et qui nous offrira sa bonne humeur et son sourire pendant tout notre séjour dans sa ville. Elle nous propose (l'inconsciente!) de rester jusqu'au week-end suivant (le 14 février) pour participer au Carnaval de La Paz. Tope-la !


Nous passons donc 2 petites semaines dans cette ville, qui est la capitale économique mais pas la capitale administrative (qui est Sucre). Nous visitons la ville et prenons notre temps, cela fait du bien à tout le monde ; les enfants font de belles siestes, ils jouent avec les marionnettes de Caroline, on va lire des livres à la bibliothèque de l'Alliance française, on fait des crêpes, … on peut même cuisiner un gâteau (au chocolat, s'il-vous-plait !) pour mon anniversaire!

Le midi, nous mangeons des "almuerzos" (des menus) à environ 15 bolivianos (= 2 euros), ce qui parait fou car dès que l'on fait la moindre course pour acheter un paquet de nouilles, des tomates, du pain, 1 litre de lait, on en a tout de suite pour 40 bolivianos! Dans ce menu, il y a une soupe, toujours très bonne, avec soit des nouilles, soit des pommes de terre (parfois de la quinoa, qui est cultivée ici mais qui est plus chère), un plat avec un peu de viande, et du riz et des frites, plus un fruit ou une petite compote...


Julien fait la « route de la mort », qui doit son surnom à un grand nombre d'accidents mortels lorsqu' elle était passante car elle est étroite et à flanc de falaise, mais maintenant, une autre route a été construite et celle-ci n'est presque plus utilisée. Les agences se sont multipliées pour faire vibrer les touristes et leur faire miroiter des sensations fortes sur des 2 roues. Julien veut surtout la descendre pour les paysages magnifiques, qui changent au cours de la journée. En effet, cette route part de 4800 mètres avec de la neige et finit à 1200 dans la chaleur de la jungle des Yungas. Un sacré changement de climat en quelques heures !


Nous flânons dans les rues en levant toujours les yeux sur les quartiers hauts de cette ville, construite dans une cuvette. Les quartiers chics se trouvent tout en bas, où les gens bénéficient de quelques degrés supplémentaires ! En montant, jusqu'à 800 mètres plus haut, on trouve des quartiers plus pauvres. Mais la ville (et le pays d'ailleurs lorsque l'on voit toutes les routes neuves) nous paraît en plein développement. Ici, notamment, se trouvent 3 lignes de téléphérique neuves et 6 autres sont en projet. Les habitants semblent très contents de cela (même les chauffeurs de taxi) car cette ville à la géographie si particulière, est sans arrêt embouteillée. D'une manière générale, les Boliviens que nous rencontrons semblent satisfaits de leur président (Evo Morales), qui a été réélu en janvier 2015 pour un troisième mandat.


Nous prenons justement un des 3 téléphériques pour aller à El Alto, la ville la plus haute du monde, située sur les hauteurs de La Paz, pour aller regarder un spectacle de catch, où on peut voir des femmes habillées de manière traditionnelle (les cholitas) se battre contre des hommes, avec un burlesque certain.

Nous passons au-dessus du cimetière, impressionnant par sa taille, où nous voyons des "immeubles" de caveaux. Nous apprenons en lisant notre guide qu'ici, comme dans la plupart des pays d'Amérique latine, les corps sont enterrés, puis exhumés et incinérés 10 ans plus tard. Les cendres sont alors déposées dans ces petites cavités, achetées ou louées par les familles.


Nous nous promenons sur la Plaza Murillo où se trouve le Parlement et le palais présidentiel, dans la rue des sorcières où se trouvent quelques boutiques avec des herbes aux vertus en tout genre et surtout des souvenirs pour les touristes, nous admirons l'église San Francisco, nous visitons le très chouette musée des instruments de musique (où l'on peut essayer des instruments), tenu par un célèbre musicien bolivien, joueur de charango.

Vendredi 13 février, nous assistons à un défilé d'une école pour le Carnaval. (Zoé participe malgré elle car elle se fait « emmousser », cela ne la fait pas beaucoup rire ! Gabin, lui, s'est caché derrière son grand papa...) Ici, le Carnaval est une grande fête, le lundi et le mardi sont fériés. Les élèves ont terminé leurs grandes vacances le lundi d'avant, et après une semaine de travail, ils ont un week-end de 4 jours.

Dès la sortie de classe des collèges et lycées, on sent l'ambiance monter : les ados commencent à se lancer de l'eau et de la mousse dans des batailles géantes. Un chauffeur de taxi nous rassure et nous dit que le samedi est le jour des enfants, et que les ados n' « attaquent » pas les petits... On verra demain !


Le lendemain, nous nous préparons pour participer à notre tour au fameux Carnaval. (Nous avons prévenu les enfants que nous allions peut-être nous faire un peu arroser...) En arrivant sur les lieux, nous voyons plein d'enfants tout mimis avec des bombes de mousse, alors nous décidons d'en acheter une pour nous défendre ! Mais dès que nous sommes armés, nous devenons une cible prioritaire ! Il faut changer de tactique et acheter et enfiler en vitesse au coin d'une rue des imperméables-sacs poubelles ! Plus nous montons dans la rue, plus l'ambiance est agitée et plus les enfants sont grands ! C'est maintenant carrément la guerre de mousse et d'eau ! Julien est aux anges et va même se prendre un bain de mousse en allant attaquer un groupe d'ados ! Mais les enfants rigolent beaucoup moins... Nous nous replions donc dans une rue plus calme pour manger un sandwich à la saucisse. Puis nous rentrons chez Caro par des rues plus calmes, en évitant le plus possible les coups de fusils à eau... Matinée très rigolote pour nous adultes, contents d'avoir vu ça, même si nous n'avons pas vu de défilé de fanfares et danseurs. Gabin-Spiderman et Zoé la princesse, eux, sont plus tempérés (mais contents tout de même)...


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