Etape 32 : De Copacabana à Puno au Pérou (Julie)

L'entrée au Pérou se fait sans trop de gros changements. Comme en Bolivie, les gens sont dans l'ensemble assez discrets. Certains viennent nous parler, nous sourient, disent que nos enfants sont beaux quand ils nous croisent (normal!).

Mais dans la première ville que l'on traverse au Pérou, on a droit à un attroupement comme jamais. Deux adolescentes essaient de prendre en photo Gabin et Zoé de près mais ils sont en train de jouer et ne se prêtent pas au jeu... Peu après, une dame demande même à prendre Zoé dans ses bras pour se faire prendre en photo avec elle! Au moment de partir, il y a une quinzaine de personnes de tout âge qui nous regardent, dont la moitié (les jeunes bien sûr), nous prennent en photo avec leur téléphone portable. (Mais quand Julien dit qu'il veut prendre une photo de la photo, beaucoup s'écartent...) Bon, je vous rassure, une fois nos vélos rangés, nous sommes beaucoup moins des stars! Nos 2 petites têtes blondes aux yeux bleus et verts gardent toutefois leur succès (s'il-vous-plaît!)

On voit aussi des mobylettes-taxis avec une carlingue tunning, et des vélos tricycles-taxis avec un petit banc devant, et un homme derrière, qui transporte ses clients.

Par contre, une chose ne change pas: c'est Carnaval! Cela fait une semaine que l'on serre les fesses à chaque fois qu'une camionnette nous double car on risque des tirs de pistolets à eau, ou que l'on rentre la tête dans les épaules quand on découvre au dernier moment des enfants en embuscade sur le bord de la route! (Attention, ce n'est pas un sort réservé aux touristes. On est d'ailleurs moins touchés que les locaux, qui se font mouiller mais ne râlent jamais!) Et le soir, à l'heure où on aspire au repos du guerrier, on arrive dans un village où les gens dansent, boivent de la bière et titubent au son des fanfares... Nos amigos péruviens nous disent avec joie que le Carnaval va durer toute la semaine! On en retombe sur nos selles de stupeur!

Et ils ont dit vrai ! Chaque soir, lorsqu'on arrive dans une ville ou un village, les fanfares fanfaronnent, les danseurs dansent et les bières bièronnent! (Au-fur-et-à-mesure que la soirée se passe, les fausses notes sont de plus en plus nombreuses et claquent fièrement dans l'air et dans nos oreilles!) Mais tout ça dans une ambiance bon enfant...

Il y a cependant des différences dans le déroulement du Carnaval entre les 2 pays, notamment dans les tenues des danseuses: les péruviennes portent des jupes plus courtes et des talons plus hauts que leurs voisines boliviennes. On voit aussi des chorégraphies et des costumes un peu plus recherchés que dans les petits villages traversés en Bolivie.

La route est jolie, même si nous perdons le lac de vue. Il y a toujours des montagnes où l'on voit les traces des cultures en terrasse qui datent du temps des Incas.

Mais certains dangers nous guettent car il y a beaucoup de chiens pas attachés (mais qui ont des maîtres, quelquefois d'ailleurs assis juste derrière) et qui nous foncent dessus, en nous montrant leurs jolis crocs et en faisant croire qu'ils veulent goûter nos mollets! Parfois aussi, la bande sur le côté de la route disparait et les voitures nous frôlent.

Nous arrivons indemnes à Puno après 4 jours de route. La ville est au bord du lac et est très étendue. Nous traversons les quartiers périphériques et cherchons le charme de la ville, que nous trouvons finalement vers la belle cathédrale et quelques jolies rues piétonnes, remplies de restaurants, d'agences de voyage et de boutiques pour gringos! A part ça, rien d'extraordinaire. Puno est juste une ville où il y a des départs pour visiter des îles du lac Titicaca.

Nous décidons de visiter les îles d'Uros. Ce sont des îles flottantes, fabriquées en roseaux: 3 mètres de racines plus des tiges ajoutées dessus toutes les 2 semaines environ, car les autres pourrissent. Les maisons et les bateaux (à têtes de dragons!) sont aussi en roseau. Des gens ont vécu comme depuis le XVIème siècle . Aujourd'hui, il y a encore des gens du peuple Aymara qui sont censés vivre là, principalement du tourisme et de la pêche. Pour le tourisme, c'est clair, c'est un vrai parc d'attraction, avec ses boutiques souvenirs, ses restaurants chers, ses tours en bateau non compris dans le prix de la visite, la petite fille qui chante sur le bateau et qui vient demander des sous après... Apparemment, il y a encore 2 000 personnes qui vivent ici (il y a 3 écoles et un hôpital). Visite d'un musée vivant, qui malgré tout ça, est intéressante.


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Heureux qui comme Ulysse...

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