Etape 52 : Arrivée en Thaïlande (par Julie)

Le 30 septembre, nous sommes arrivés à l’aéroport de Bangkok après environ 30 heures de transit (et 30 heures d’anniversaire de Julien), 3 décollages et 3 atterrissages. Les enfants étaient cuits ! Tout collants de sueur, nous étions là, hésitant entre mettre nos vélos en consigne ou demander s’il existait un grand taxi pour emmener tout notre fourbi, quand un monsieur nous a apostrophés. 5 minutes plus tard, nous étions à son stand et une dame nous proposait une nuit dans un hôtel avec service de taxi inclus. Lorsqu’elle nous  nous a montré sa calculatrice pour nous montrer le prix et que nous avons fait la conversion, nous nous sommes rendu compte que nous n’étions plus en Nouvelle-Zélande ! Tout contents, nous avons chargé nos enfants, nos vélos et nos bagages, et nous sommes allés nous écrouler dans notre chambre d’hôtel climatisée. (Autre différence notable avec notre partie en Nouvelle-Zélande : nous vérifiions s’il y avait un radiateur, ici en Thaïlande, nous regardons s’il y a un climatiseur !)


Le lendemain midi, nous sommes prêts à découvrir l’Asie, et cela commence par une promenade à vélo dans les faubourgs de Bangkok sous un beau soleil et une chaleur tropicale. L’allure de la route ne nous fait pas rêver : 3 voies dans chaque sens. Mais une fois dessus, on se rend compte que ce n’est pas dangereux. On se sent même assez en sécurité ! Il y a beaucoup de 2 roues (pas trop de vélos, mais surtout des scooters) et les voitures nous doublent avec précaution. La voie de gauche (car en Thaïlande, on roule à gauche) est quasiment réservée aux 2 roues (et aux 3 roues ! Beaucoup de magasins-vélos et restaurants-vélos !) Nous mangeons un très bon riz-poulet sur un trottoir où sont placées 3 tables et une sorte de cuisine roulante. Les quelques 20 kilomètres passent très vite car nous regardons partout autour de nous. Les petites boutiques qui s’exposent dans la rue, tous les scooters conduits par des hommes portant un gilet orange (des taxis scooters en fait), des portes de temple dorées, des sacrés nœuds dans les fils électriques, des bus pick-ups...

Il y a aussi des constructions aériennes : des grandes routes, un métro qui mène jusqu’au centre-ville et qui surplombe une route embouteillée, et même sur une petite portion, un passage pour les piétons entre le métro aérien et la route. Impressionnant !

Par contre, nous ne savons pas trop où nous arrêter car nous n’arrivons pas à prendre de repère ! Evidemment, les panneaux en thaïlandais sont un peu difficiles à lire, et nous ne savons pas du tout où nous sommes. (En plus, notre compteur kilométrique est à plat) Dans l’après-midi, nous nous arrêtons un peu au hasard car nous apercevons enfin un hôtel à un gros carrefour où nous ne savons pas du tout s’il faut aller à gauche ou à droite…

Nous mettrons 3 jours et 3 hôtels différents pour arriver au cœur de la ville, vers la gare ! Nous continuons la visite de la capitale thaïlandaise.


Nous voyons de très beaux temples aux toits dorés et pointus, pleins de Bouddhas, un nombre incalculable de salons de massage. Nous nous imprégnons de l’ambiance et sentons très clairement que la communication avec les gens va être difficile !

Le premier temple que nous visitons abrite un bouddha qui est la plus grande statue en or massif au monde. Il mesure 3 m et pèse 5.5 tonnes. A côté du temple, il y a un petit auvent en toile de tente avec un petit bouddha, des bougies qui se consument et des bâtonnets d’encens, et des gens qui prient. A côté du grand temple, un petit temple avec un moine, dans sa tenue orange, qui parle pour 3 personnes assises devant lui. Avant qu’elles ne partent, le moine leur noue un petit bracelet et coupe les bouts trop longs avec des ciseaux. Puis nous montons les marches du grand temple. A partir d’ici, nous devons nous couvrir les épaules et les jambes. Au troisième étage du temple se trouve le bouddha d’or. Après nous être déchaussés, nous pouvons entrer dans la salle. Gabin et Zoé s’assoient devant Bouddha et les offrandes qui lui sont destinées (des tissus orange pliés et des fleurs). Nos enfants sont alors « attrapés » par 2 dames qui les photographient puis se photographient avec eux chacune leur tour. Gabin n’aime pas trop cette situation et ne se prête pas trop au jeu. Zoé, qui regarde l’appareil photo en faisant un petit sourire est ensuite posée sur les genoux d’une dame. Son sourire se fige un petit peu, mais ça va. Une main dans les cheveux, un petit pinçouillou sur la joue, et la voilà libérée…


Pour notre deuxième visite, nous voulons prendre un bateau sur le fleuve pour nous rendre au grand palais. Nous arrivons sur le port et le monsieur nous dit : « Le bateau arrive dans 30 secondes. » Ha ha ! Ah mais ce n’est pas une blague en fait ? Je cours comme un éléphant sur une patinoire car le carrelage est super glissant avec la pluie, et en tatanes, ce n’est pas très pratique. J’arrive à acheter nos billets et à descendre à l’embarcadère. Le bateau arrive effectivement. Il jette les passagers qui descendent et nous embarquent en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. Le fleuve est une véritable voie de circulation dans la ville. Il y a beaucoup de gros bateaux comme le nôtre pour transporter les touristes et nous en voyons d’autres, plus petits, où il y a des Thaïlandais. Lorsque nous descendons du bateau et que nous nous apprêtons à sortir du port, un monsieur nous aborde et nous dit que le grand palais ferme à 15h30. (Et il est 15h30) Il nous dit qu’il travaille lui-même au grand palais et nous montre furtivement quelque chose qui ressemble à une plaque de police. Il nous dit « Je vous conseille d’aller visiter ça et puis ça et puis ça. Il nous entoure 3 endroits sur notre carte de la ville. « En tuk-tuk, ça coûte 200 Baths (5 euros) » On dit ok pour montrer qu’on a compris, mais lui s’approche alors de la route, arrête un tuk-tuk, négocie, et nous fait monter dedans. Et ben ! Nous voilà assis là sans trop avoir compris ce qui s’est passé… Cela ne nous ressemble pas, mais une fois n’est pas coutume. Nous repensons à la scène en nous demandant si cela peut-être un guet-apens, mais tout nous semble correct. Notre pilote a juste l’air de se croire sur un circuit de course !


Le lendemain, nous partons le matin et réussissons à visiter ce fameux grand palais. Nous ne sommes pas seuls ! Des milliers de touristes et nous et nous et nous ! C’est vrai que c’est un endroit magnifique. Il y a des temples aux toits dorés, des murs peints qui racontent l’histoire de Bouddha. Les bâtiments sont décorés avec des petits morceaux de miroirs et de carrelage de toutes les couleurs. De gigantesques statues encadrent l’entrée de certains bâtiments, d’autres petites soutiennent des colonnes. Nous pouvons aussi admirer le « bouddha d’émeraude », une des statues les plus précieuses du royaume, qui avait été emportée au Laos aux 16è et 17è siècles, puis récupérée par la Thaïlande. C’est une statuette d’environ 30 cm faite d’une seule pièce de jade. Elle est placée tout en haut d’une colonne dorée, sous une coupole, et sous haute protection. Et interdiction de la prendre en photo.


Nous sortons de l’enceinte et marchons quelques minutes pour aller visiter un autre temple (et oui, encore un), le Wat Pho, qui abrite le plus grand bouddha couché de Thaïlande. Nous l’apercevons par la fenêtre, et il remplit toute la pièce ! Sa tête est énorme et touche le plafond. Nous longeons ce corps divin jusqu’aux orteils en entendons des bruits de tintements métalliques. Lorsque nous passons de l’autre côté de la statue, nous comprenons le bruit : les gens ont une écuelle avec des petites pièces, et ils font tomber une pièce dans des sortes de marmites en fer (il y en une vingtaine à la suite) Nous n’avions pas vu le stand pour acheter les piécettes, nous mettons une pièce chacun dans les premières écuelles puis continuons notre marche. Nous nous sentons un peu bêtes car nous ne savons pas trop ce que cela signifie… Une offrande ? Des vœux ? Des sous pour participer à la restauration de la statue ? En même temps, la plupart des gens sont des touristes donc cela ne doit pas être un rite sacré…


Il est temps de nous préparer pour prendre le train et nous rendre au Sud du pays, pour goûter au repos sur l’île de Ko Samui… 


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