Etape 54 : Sur les routes le long du Golfe de Thaïlande (Julie)

Nous roulons depuis 2 semaines le long du golfe de Thaïlande, au bord d’une mer chaude et calme (avec des petites vagues parfaites pour que les enfants s’amusent et aient des petites sensations). Nos journées se ressemblent et sont, ma foi, très agréables. Nous essayons de partir en vélo avant 8 heures le matin car dès 9 heures, la chaleur se fait sentir. Nous mangeons dans une cantine de rue vers 11 heures puis nous cherchons un hôtel et, en général, vers 13 heures, nous sommes installés, après avoir parcouru une quarantaine de kilomètres. Nous occupons les après-midis en jouant, en allant nous baigner, en faisant l’école. A 18 heures, nous nous mettons en quête d’un dîner, que nous trouvons facilement. En Thaïlande, pas de problème pour se restaurer et s’héberger pour l’instant. Les portions de routes sans maison et sans magasin sont rares. Sur tout notre chemin, il y a des petites boutiques (avec une petite table décorée devant) où on peut trouver de l’eau, des chips, des boissons sucrées et du shampoing principalement… J’exagère évidemment, mais il n’empêche que pour le petit-déjeuner, nous ne savons pas trop quoi manger. La plupart du temps, il n’y a pas de pain. Parfois, nous trouvons des brioches, et sinon, nous mettons dans notre ventre quelques gâteaux minuscules et très sucrés, genre Oreo. Nous ne savons pas ce que mangent les Thaïlandais le matin…

Nous évitons de rouler sur la grande route, une 2 fois 2 voies que l’on peut traverser sur certains passages (un peu dangereux !) Quand on arrive dessus, il faut parfois rouler à contre-sens jusqu’à un de ces passages, mais c’est chose courante ici, cela ne semble choquer personne, pas même les policiers. Il y a toujours une bande assez large où nous sommes en relative sécurité. Nous essayons le plus possible de rouler sur les petites routes, plus calmes, où nous voyons vivre les gens. Plusieurs fois, nous avons dû abandonner les petites routes car notre GPS ne fonctionnait pas. Une fois, nous avons repiqué sur la grande route car il y avait des chiens agressifs devant chaque propriété, et nous perdions trop de temps à poser le pied par terre, donner de la voix et montrer notre « chiquette », un bâton qui les tient tout de même à distance de nos mollets…

Les routes sont remplies de scooters sur lesquels il est fréquent de voir 3 ou 4 personnes. Beaucoup de scooters ont une sorte de side-car avec un plancher et un banc (pour les plus luxueux, un banc rembourré avec un toit en bâche). Les autres véhicules avec qui on partage la route sont des pick-ups  avec des grilles sur les côtés du coffre, parfois vides, parfois remplis de noix de coco ou remplis de bacs isothermes (peut-être de la glace car tous les restaurants en ont; ou des crevettes, vu le nombre d’élevages que l’on voit au bord de la route). Les plantations de cocotiers sont très nombreuses, de palmiers de Palmyre aussi, qui donnent des fruits rouges puis noirs lorsqu’ils sont mûrs et qui servent apparemment à fabriquer du sucre. Il y a aussi beaucoup de bananiers, parfois des cultures d’ananas et de piments. Autre particularité : nous voyons entre 5 et 15 serpents écrasés par jour, et nous en avons déjà vu quelques-uns bien vivants, en train de traverser la route (pas le temps de sortir l’appareil photo dans ce cas-là !) Une fois, nous avons eu peur car il était juste à côté de nous, presque sous nos pieds ! Nous essayons de ne pas rouler trop près des fourrés en cas de sortie intempestive d’un de ces reptiles !

Dans les hôtels, nous croisons quelques occidentaux, mais la plupart des touristes sont des Thaïlandais. Les gens qui tiennent les hôtels où nous allons, où l’on paye environ 20 euros pour la chambre, ne parlent que quelques mots d’anglais, et ce n’est pas très facile de communiquer. Nous avons souvent des petits moments de suspens pendant lesquels on ne sait pas bien si nous nous sommes compris l’un l’autre, mais ça se termine toujours bien… Les gens sont d’une manière générale très gentils et souriants. Beaucoup rient en voyant nos vélos bizarres avec nos enfants devant. Gabin et Zoé ont beaucoup de succès, et les gens (des dames la plupart du temps) les regardent parfois avec un air attendri lorsqu’ils sont sous leur casque ou lorsqu’ils sont dans leurs jeux. Il n’est pas rare qu’ils reçoivent des cadeaux (des bananes, des chips…) et qu’ils se fassent prendre en photo, parfois sans être dérangés, et parfois en ayant une tête collée à eux pour un petit selfie !

Côté gastronomie, les plats sont bons. Nous prenons souvent les plats les moins chers, c’est-à-dire du riz frit, revenu dans l’huile et mélangé avec des légumes qui ressemblent à des épinards et de l’omelette, et accompagné de crevettes et de calamars, ou de porc. Il y a aussi des soupes de « noddles », des longues pâtes de riz, avec des germes de soja et des morceaux de viande ; des noddles cuites dans une sauce soja un peu sucrée, accompagnées des petits légumes qui ressemblent à des poireaux miniatures et de cacahuètes pilées. Parfois, je me laisse tenter par une soupe de poulet à la coco. Délicieux !

Nous apprécions beaucoup être au bord de la mer. Parfois, il y a des déchets plein la plage et nous trouvons ça dommage. Difficile pour nous de comprendre pourquoi certains hôtels ne nettoient pas leur petit bout de plage : une éducation différente, ou bien une lassitude car la mer rapporte des déchets à longueur de journée… ? D’autres fois, nous découvrons des plages toutes propres. Parfois, les plages sont en face d'un village touristique, et d'autres fois, nous tombons sur des baies où il n’y a que notre hôtel et des pêcheurs. Nous voyons beaucoup de barques de pêche, au port le jour sur l’eau la nuit (nous voyons leurs lumières à l’horizon), mais nous ne voyons quasiment pas de poissons dans les étals des marchés ou au bord des routes… Une fois, en suivant le panneau d’un hôtel, nous avons débouché sur une crique déserte avec une vue magnifique (l’hôtel était à l’abandon). Nous avons pris le temps de nous baigner là, et ce fut la baignade la plus agréable de notre voyage (et peut-être de notre vie ?)

Bref, nous profitons, même si nous sommes un peu (beaucoup en fait) en cercle très fermé (nous 4 et c’est tout…) Il y a 3 jours, nous avons croisé un couple de trentenaires français, Audrey et Mickael, et cela nous a bien fait plaisir ! Nous avons passé la soirée ensemble, et le lendemain, nous avons eu du mal à nous lever ! Une fois nos vélos prêts et chargés, nous avons vu venir à nous 2 retraités français sur leur vélo. Ils nous ont donné plein de conseils pour la suite de notre parcours en Asie du Sud est. Merci à eux. Nous avons discuté pendant une bonne heure. Lorsque nous avons vu qu’il était bientôt 11 heures, nous avons décidé de défaire nos bagages et de rester dans le même hôtel. Nous avons passé une deuxième journée avec Audrey et Mickael, et ils nous ont fait le cadeau de garder Gabin et Zoé pendant que nous sommes allés nous faire masser ! Kop khoun kha !

Nous sommes maintenant à 1 jour de vélo de Hua Hin, à environ 300 kilomètres de Bangkok. Le programme ne devrait pas être très différent jusque là… On vous donnera des nouvelles !

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Commentaires : 5
  • #1

    Romain (dimanche, 01 novembre 2015 11:10)

    Salut Tonton, Tata et les cousins.

    Je pense que le serpent de la photo est un serpent ratier d'Indochine (Ptyas korros)
    http://www.reptilia-forum.com/t7785-ptyas-korros

    http://www.thailandsnakes.com/non-venomous/indochinese-rat-snake-non-venomous-not-dangerous/

    Non venimeux et non dangereux.

    Bises

  • #2

    Martine G (lundi, 02 novembre 2015 12:23)

    Bonjour, combien de jolis coquillages dans le sac de Zoé ?...difficile de ne pas craquer !
    Bonne route.Martine

  • #3

    sophie (lundi, 02 novembre 2015 21:35)

    franchement vous me faites rever!!! quelle aventure!!!!! bravo!

  • #4

    Jujugazou (mardi, 03 novembre 2015 02:51)

    Merci pour vos gentils messages !
    Effectivement, les coquillages, étoiles de mer, crabes et autres cailloux de Gabin et Zoé prennent de la place dans nos sacoches!
    Merci Romain de nous rassurer: au moins un serpent que nous pouvons croiser sans avoir peur (enfin, si on le reconnaît!)

  • #5

    Vernat Chantal (samedi, 11 juin 2016 14:54)

    Bon retour parmi nous !
    Je commençais à m'ennuyer de !
    Bizz
    A bientôt.
    Chantal

Heureux qui comme Ulysse...

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