sam.

31

janv.

2015

Etape 28 : A la conquête de l'Altiplano (par Julie)

Après notre semaine de travail dans le potager, nous enfourchons nos bécanes au départ de Jujuy, avec nos amis bretons - croisés sur la route, et qui voyagent en famille avec 2 enfants de 6 ans (Méline, sur un Pino avec son papa Olivier) et 9 ans (Ewen, sur son propre vélo, bravo!, encouragé par sa maman Solenn)- et avec qui nous avons partagé 10 jours à Aldea Luna... -- jouansurlescheminsdu monde.wordpress.com--

Mardi 13 janvier, nous repartons donc sur les routes avec 5 vélos dont 3 pinos ! La classe ! Physiquement, la reprise est un peu difficile: pas de vélo depuis 10 jours + ça monte + on commence à être en altitude ! (en une semaine, nous sommes passés de 1200 m à 3780 m d'altitude)
Ce qui réconforte, c'est que la route est magnifique (nous passons notamment par la Quebrada de Humahuaca, classée depuis 2 ans au patrimoine mondial de l'UNESCO: "muy linda!")
Nous roulons pendant environ 30 km par jour (ce qui est largement assez - en tous cas, c'est ce que me dit mon corps!), puis nous préparons le campement vers 17 heures. Ensuite, il faut faire à manger avant que la nuit ne tombe et avant qu'il ne fasse trop froid, car ici, le froid tombe vite et assez fort). Nous bivouaquons lorsque nous sommes en dehors des grandes villes (environ 2 nuits sur 3), en allant demander aux gens si nous pouvons planter notre tente vers chez eux. En général, ils arrivent à nous dégoter un petit coin: un bout de jardin, la maison du voisin abandonnée...

La Quebrada de Humahuaca est une vallée entre les montagnes, et ici, les roches ont des formes et des couleurs surprenantes ! Mercredi 14 janvier, nous passons une journée dans la ville de Purmamarca, et nous prenons le temps de nous promener dans la vallée des 7 couleurs. C'est magnifique !
Vendredi 16, nous arrivons dans la ville d'Humahuaca, très touristique, mais qui ne nous transporte pas plus que ça... Les hôtels sont chers et pas géniaux. Nous y arrivons après 4 journées de vélo assez intenses, et nous avons très envie de nous poser et nous reposer, adultes comme enfants. Mais le repos ne durera qu'une après-midi, car notre hostel est bourré de gens, entreposés dans des lits sur 3 étages, tassés 12 par chambre (même 13 car nos 2 enfants dorment dans le même lit), avec les bagages en tas dans un coin, coincés entre la porte, les lits et les bagages des autres occupants. Bref, nous décidons de reprendre la route avec en rêve une petite cabana que l'on trouverait par hasard sur la route... Mais de cabana de rêve, nous n'en rencontrons point !

Samedi 17, après une nuit peu reposante dans notre goulag, nous grimpons des côtes et des côtes à n'en plus finir ! (oui, j'en rajoute un peu, mais en vrai, c'était dur!) Le midi, nous nous arrêtons à une "fête aborigène". Nous essayons de trouver à manger, mais les policiers ne veulent pas que nous laissions nos vélos sur le site. Nous attendons donc sur le parking pendant que Julien commande 2 douzaines d'empanadas. Pendant ce temps, nous cuisons au soleil, nous écoutons la musique de loin et nous regardons passer les gens "bourrachos" (et il y en a pas mal !) La cuisinière nous apporte notre première douzaine d'empanadas, mais nous ne verrons jamais la deuxième... Commande zappée... Nous repartons un peu déçus, le ventre ayant reçu un tout petit peu à manger, mais pas assez, et avec pour paysage une super maxi montée ! Nous nous arrêtons en haut de la côte, une demi-heure plus tard, pour nous faire cuire une gamelle de riz sous un des rares arbres du coin, doté d'épines grandes de 3 cm... La vie est rude ici, dans les montagnes désertiques, pour les hommes comme pour les plantes !
Vers 15 heures, nous nous arrêtons et cherchons un endroit pour dormir. Des policiers sur la route nous confirment qu'il n'y a rien -nada- d'ici 40 km. Nous voyons 2 maisons sur le bord de la route et nous appelons de loin car 3 chiens nous aboient dessus lorsqu'on s'approche... Personne ne sort et nous pensons qu'ils sont peut-être à la fête aborigène. Hypothèse confirmée lorsqu'une voiture s'arrête et que les gens nous parlent (eux-même s'y rendent). Nous leur expliquons que nous cherchons un endroit pour planter la tente. Les gens parlent entre eux un petit moment puis la dame nous dit qu'elle a pitié des enfants et qu'elle nous propose d'aller chez eux. Le monsieur nous emmène chez lui, dans la vallée remplie de cactus, et nous montre un espèce de garage où il y a 2 lits poussiéreux et nous dit qu'il y a peut-être d'autres lits dans la maison du bas, et que l'on pourra voir ça ce soir, quand ils rentrerons de la fête, vers 20h30... Nous ne comprenons pas bien quel est cet endroit où il y a des dortoirs, des toilettes avec un message écrit dans plusieurs langues, mais qui n'est pas un hôtel et qui n'est pas du tout indiqué sur la route! Nous ne savons pas quoi faire, attendre pour voir s'il y a des lits disponibles? planter la tente? (mais où?)... Pendant la pluie de l'après-midi (car tous les jours il fait beau le matin et il pleut l'après-m), nous décidons de mettre nos vélos à l'abri sous un petit abri dans la cour de la maison du bas, où nous n'avons pas vraiment été invités à entrer... Le soir, lorsque les gens rentrent vers 21 h, nous avons couché les 4 enfants dans une espèce de salle à manger en terre battue (sur les bancs et la table!), après s'être torturé les méninges pour savoir si c'était correct ou pas. Nous nous excusons platement pour notre intrusion, mais cela n'a pas l'air de poser problème aux gens, et la dame nous offre même un dortoir pour tous les 8 ! En discutant, nous résolvons le mystère de cet endroit: c'est une ferme qui fait partie du réseau wwoof, et à qui nous avions envoyé une demande pour passer 1 semaine chez eux (en même temps que notre demande à Aldea Luna, mais ici, il fallait rester 2 semaines minimum). Cette famille fait partie d'une communauté aborigène qui vise l'autarcie. Le lendemain, nous faisons des photos, nous leur achetons du pain et nous partons avec moultes aux revoirs et remerciements... 10 minutes plus tard, nous voyons la dame nous courir après et nous demander un peu de sous pour le service rendu... Un peu honteux de ne pas y avoir pensé avant qu'elle nous ne le réclame, nous lui donnons les fameux pesos...

Le lendemain, nous arrivons à Tres Cruzes, la grosse ville du coin. Mais en arrivant, nous nous rendons compte qu'il n'y a pas d'hôtel. La ville est un glauque: il y a beaucoup de camions qui s'arrêtent pour la nuit, la moitié des maisons a l'air abandonnée... On fait le tour du village pour trouver un endroit où dormir, mais ce n'est pas très fructueux: école fermée (et le gardien n'est pas là car on est dimanche), la salle du terminal de bus aussi (et la dame de la mairie qui a les clés n'est pas là car on dimanche...) Les 2 propositions que l'on a sont: soit planter la tente dans le parc de jeux mais on a peur du froid car nos nouveaux duvets, achetés à Mendoza, censés tenir chaud jusqu'à -5°, sont justes à environ 10°; soit poser la tente dans un espèce de hangar abandonné, à côté de poubelles sauvages... Pas très emballant... Finalement, nous trouvons la dame qui a les clés de l'église, et, après avoir demandé à on-ne-sait-pas-qui, elle nous ouvre et nous autorise à passer la nuit ici... On est bien contents d'avoir trouvé ce site insolite...
Le lendemain, nous remontons en selle pour rejoindre la ville d'Abra Pampa. Nous passons un col à 3 780 mètres d'altitude, mais le reste de la route est assez facile. Et en arrivant, joie bonheur: il fait beau, les gens nous sourient, nous aident, et il y a des hôtels... Nous choisissons d'aller à l'hôtel au nom qui nous fait rêver: "l'hôtel de la lagune" (ladite lagune se trouvant tout de même à 50 km...) C'est un grand hôtel sur 3 étages pas du tout bien isolé, mais nous avons une cuisine et nous passons 3 jours dans cette petite ville sympathique. Enfin, nous goûtons au repos tant attendu! Le dernier jour, nous allons visiter la lagune des Pozuelos (beaucoup de route dans les chemins, et flamands roses vus de loin, mais dans un paysage superbe: un immense plateau entouré par les montagnes. Pas de doute, nous sommes bien dans l'Altiplano...)

Jeudi 22 janvier, dernier jour de vélo en Argentine! Nous rejoignons la paisible ville frontalière de La Quiaca. Nous trouvons un hostel très sympathique et où il n'y a que nous ("El Apolillo"), nous visitons le paisible marché...

Vendredi 23 janvier, nous commençons à écrire une nouvelle page de notre aventure, et celle-ci se passe en Bolivie !

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ven.

23

janv.

2015

Etape 27 : Tourisme alternatif à Aldea Luna

Suite à un incident technique, l'article a été effacé. Nous vous invitons à voir et revoir la vidéo ou à lire l'article de Solenn sur "jouan sur les chemins du monde"

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lun.

12

janv.

2015

Etape 26 : De Salta à Jujuy

Une boucle en voiture avec les copains par Cachi, le Père Noël qui est passé déposer des cadeaux sous notre sapin en plastique, la route dans les montagnes (avec cette fois de belles descentes !) jusqu'à Jujuy...

En vrac, quelques photos...

Bonne année à tous !


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mer.

31

déc.

2014

Etape 25 : De Cafayate à Salta (par Julien)

Après une petite pause de 2 jours, nous reprenons la route pour rejoindre Tibo et Nathalie à Salta et passer les fêtes de Noël, ce sont des amis d'Auxerre qui se promènent autour du monde. Nous sommes déjà partis depuis plus de 5 mois, ça va faire du bien de croiser des proches !
Nous parcourons donc ces 200 derniers km à un bon rythme en 4 jours. Les 80 premiers kilomètres, nous traversons la quebrada de Las Conchas, c'est une belle petite route qui suit une rivière qui serpente entre des sommets à 3000m. A proximité de l'eau une végétation avec toutes les nuances de vert. Tout autour, la montagne aride rouge, rose, jaune... Le vent, qui souffle très fort et par raffales (Zoé et Julie en sont même tombées de vélo) et les pluies très rares mais visiblement violentes (à plusieurs endroits la route a été emportée), ont sculpté des formes étonnantes dans ces roches colorées. Cela donne des ambiances très différentes : le décor de western, la cité fantastique, l'obélisque, l'amphithéatre, la bouche du diable... La promenade est bien agréable !
Ne pouvant pas rejoindre la civilisation en une journée, nous bivouaquons en bas du canyon à côté du cours d'eau, cachés derrière les arbres. Tous les jours ou presque, nous croisons des Argentins qui nous mettent en garde contre l'insécurité. Nous essayons donc d'être discrets mais c'est peine perdue avec Zoé qui a décidé de chanter tout son répertoire le plus fort possible. Gabin, lui, s'invente des aventures dans cette salle de jeu géante à ciel ouvert. Après un bon petit plat (des nouilles cuisinées au feu de camp!), nous nous régalons à observer les étoiles qu'on ne connait pas, entourés par les petits bruits de la nature. Nous dormons super bien. Soirée géniale ! Le lendemain, nous levons le camp rapidement car le vent , qui nous a beaucoup ralenti la veille, monte en puissance avec la chaleur. On nous avait prévenu que le climat changeait au kilomètre 80, et ce fut le cas. A partir du kilomètre 81, le paysage devient tout vert et il pleut. On longe d' immenses champs de tabac. La route est plate, on avance bien.
A El Carril, alors que nous sommes en pause goûter, une dame nous accoste. Elle nous dit que le directeur de l'école tient à nous offrir le maté et des brioches. Quand je traverse l'école pour ramener les plats, il y a une agitation hallucinante, c'est un peu complètement le bazar, il faut dire que ce sont les grandes vacances le lendemain. En repartant, on nous offre un plateau de pizzas et on nous demande de patienter car quelqu'un est parti à la mairie pour demander à ce que le village nous offre l'hospitalité. On attend donc au parc. Je suis en train de pousser Zoé à la balançoire quand un policier arrive. Il nous demande si nous cherchons un endroit où dormir et nous dit de le suivre. Nous traversons le village derrière une voiture de police qui nous accompagne jusqu'à notre campement! Jujugazou au sommet de sa gloire !
Le lendemain, nous arrivons à Salta surnommée "la linda" (la magnifique). C'est la capitale de la province. On se fait des petites balades sympathiques autour de la place et sur la montagne où l'on peut monter en téléphérique. On a une vue magnifique sur la cité.
Nous retrouvons nos copains avec qui nous louons une voiture pour quelques jours. Nous allons faire un petit road trip dans la région pour passer Noël.


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ven.

26

déc.

2014

Etape 24; De Tucuman à Cafayate, en vélo ! (enfin...) (par Julie)


Nous sommes partis de Tucuman joyeusement, tout contents de reprendre l'aventure. Enfin, cette sensation de liberté qui nous a manqué depuis notre arrivée en  Argentine ! Nous prenons donc la route la plus longue et qui passe par les montagnes pour éviter la route avec beaucoup de trafic... La première journée se passe sans difficulté (si ce n'est une petite crevaison que l'on répare dans une mission Jésuite), que du bonheur !

Le lendemain, nous savons que nous attaquons la montagne. Matinée très agréable. Le midi, nous trouvons charmant petit pueblo où des enfants jouent sur des jeux même pas cassés! Une dame vient nous voir et prend soin de nous: elle nous ouvre les toilettes de la petite église, nous emmène chez le monsieur qui vend des sandwiches, nous emmène ensuite jusqu'au camion qui vend des fruits, et nous montre sa maison en nous disant de ne pas hésiter à venir la voir si nous avons besoin de quelque chose.

Mais nous ne pouvons pas rester ici, il faut repartir, cet après-m, ça va commencer à monter, doucement mais sûrement... Nous arrivons dans la montagne, nous suivons la rivière, le paysage est très vert, c'est magnifique! Ca me rappelle (même si c'est un souvenir lointain...) le film "Gorilles dans la brume". Il y a même de grands arbres avec des lianes... Nous sommes heureux d'être là, nous profitons ! Nous montons courageusement. Mais au bout d'un moment, nous voyons que la lumière commence à baisser et nous nous rendons compte que nous sommes un peu fatigués... Il est 18 heures, et le village que l'on voulait atteindre est encore à une dizaine de kilomètres... Trop loin pour aujourd'hui. Nous cherchons un endroit accessible pour planter la tente (sous une petite pluie qui est apparue), tout en levant le pouce devant les pick-ups qui passent... Au bout d'une demi-heure, un vieux pick-up s'arrête et 2 hommes sortent tout de suite et chargent nos 2 vélos à l'arrière ! Ouf, on est bien contents ! On roule pendant environ 3/4 d'heure dans la montagne (Julien et l'un de 2 hommes, qui nous a gentiment laissé sa place, aux enfants et moi-même, sont à l'arrière avec les vélos, sous la pluie). (On dépasse d'ailleurs le village -noté sur la carte routière- où l'on voulait dormir le soir; en fait ce sont juste des cabanes de vendeurs d'artisanat indien ! Point de village du tout !...) On arrive enfin à Tafi del Valle (2 000 mètres d'altitude), une jolie petite ville bordée par un lac, et qui a l'air très touristique, vu le nombre de constructions d'hôtels et de cabanas... Julien, en k-way, est congelé. Son compagnon de voyage en extérieur est en T-shirt! Il me dit très poliment que ça va quand je lui pose la question, mais il a forcément froid ! Je me sens un peu mal de lui avoir pris sa place à l'abri, je le remercie "mucho"!

Nous trouvons une mamie qui loue des chambres. Nous avons un petit studio avec de  bonnes couvertures de montagne et une déco indienne. Nous y resterons 2 nuits car le lendemain matin, Julien est un peu malade (l'eau "potable" du robinet? le froid? la fatigue?) Nous nous reposons et nous promenons dans le village. Nous voyons nos premiers lamas.

Le lendemain, nous repartons vaillamment pour une montée infernale: 30 km pour monter de 1 000 mètres de dénivelé environ ! C'est super dur! En plus, nous n'avons plus trop d'entrainement depuis 2 mois et nous sommes déjà à une altitude où on a le souffle vite coupé... Après notre pique-nique avec vue sur le lac, les montagnes et les chevaux sauvages, nous nous trouvons vite dans les nuages: la brume, puis la pluie, fine et continue. C'est vraiment difficile! Malgré les feuilles de coca que l'on a mâchouillées (offertes par 2 personnes qui se sont arrêtées pour nous aider), à 16h30, je ne peux plus avancer. Nous cherchons un endroit pour planter la tente, mais ici, c'est un peu trop marécageux. On fait du stop, mais il y a beaucoup moins de pick-ups que la veille. Un monsieur nous indique que dans 5 kilomètres, la brume et la pluie diparaissent... Le col ! Mais comment être sûrs des distances? On nous a très souvent mal renseignés ! Même les panneaux ne sont pas fiables ! (ni notre carte IGN d'ailleurs!) Si les 5 kilomètres sont en fait 10, ce n'est pas possible!

Un quart d'heure après, un pick-up s'arrête! 2 hommes, qui veulent bien charger nos vélos et nous emmener jusqu'au village suivant, Amailla del Valle, à 30 kilomètres environ... Encore une fois, ouf! Nous passons le col à 3 000 mètres environ 2 kilomètres plus tard. (Nous étions tout près du but!)

Après le col, le paysage change radicalement: c'est complètement désertique, avec des cactus à perte de vue ! (vous ne verrez pas de photos car l'appareil est resté à l'arrière, sur les vélos!) Julien est un peu frustré de ne pas avoir fait la descente ("nous sommes les seuls cyclistes à faire du stop dans les descentes!"); moi, je suis plutôt contente de ne plus faire d'effort, surtout que la route est complètement abîmée!

Lorsque nous sortons de la voiture climatisée, une chaleur surprenante nous enveloppe. On a changé de saison en 30 minutes!

Les jours suivants sont tranquilles à coté de celui-ci. On redescend à 1200 m à Cafayate, 40 km plus loin. Le paysage est toujours magnifique, et nous empruntons un petit bout (goudronné) de la célèbre route 40 qui traverse l'Argentine du Nord au Sud (sur près de 5 000 km).

Nous passons 2 jours à Cafayate, petit ville très sympa, où nous rencontrons beaucoup de touristes au long cours (notamment au camping). Beaucoup de rencontres intéressantes!

 

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dim.

21

déc.

2014

Etape 23 : Tucuman (par Julien)

La veille de repartir de Mendoza, alors que nous nous apprêtions à rejoindre Salta en passant par la Rioja et la Vallée de la Lune en vélo, Rodrigo nous informe qu'il a fait 50°c à la Rioja. Nous décidons donc de reprendre un bus en direction de Tucuman, 1000 km au nord, où il ne fait qu'une trentaine de degré.

Tout de suite en arrivant, nous avons l'impression d'avoir changer de pays. Plus un seul faciès européen, seulement des visages des Andes. Quand on est dans cette région, on se dit qu'il est un peu absurde de dire que "Christophe Colomb a découvert l'Amérique, le nouveau continent". La culture andine est encore bien vivante et les gens ici se sentent les descendants des "indiens". Il existait avant la venue des européens de grandes civilisations (celle des incas étant la plus connue) avec des villes très peuplées. La région de Tucuman est connue pour avoir opposée une vive résistance aux espagnols pendant la colonisation.

Les gens vénèrent ici la Pachamama (la Terre-mère). On peut voir dans les villages ou au bord de la route de nombreux lieux (empilement de pierres, petite cabane, arbre, cavités...) où l'on peut faire des offrandes à la Pachamama.
L'évangélisation qui a suivi la colonisation fait que la vierge Marie a un rôle assez similaire à la Pachamama dans certains endroits. A Tucuman, nous avons assisté à plusieurs défilés en l'hommage de la vierge où son effigie était porté accompagnée de tambours et de chants.

On ressent la ville de Tucuman comme plus pauvre que ce qu'on avait vu jusqu'alors en Argentine. La vieille ville est jolie (architecture coloniale) mais les murs sont souvent un peu délabrés, beaucoup de déchets dans les rues... Le nombre de mobylettes par habitants est aussi un bon indicateur. Ici on peut voir un couple et ses 2 enfants sur une mobylette !

Il y a à côté de la gare routière un immense parc avec un grand étang où les gens pêchent et se baignent. Nous y avons passé beaucoup de temps car nous avons encore attendu nos vélos pendant plusieurs jours.

Malgré la chaleur, il est difficile d'oublier Noël car il y a des décorations partout. Sous chaque palmier, on trouve un vendeur de sapins en plastique. Gabin et Zoé ont fait leur lettre au Père Noël, espérons qu'il trouve des jouets assez petits pour nos sacoches de vélo.

La veille de notre départ, nous avons contacté une cyclo de Tucuman grâce au site Warmshower pour avoir des indications sur la route. Il y a deux routes pour se rendre à Salta. Elle nous déconseille la plus courte car trop dangereuse à cause du trafic et la deuxième, elle nous la déconseille aussi car très très difficile.

Nous, on en a un peu marre de faire du bus ! Les enfants aussi réclament de remonter sur le vélo. Tous les chemins depuis nos débuts en Argentine nous sont déconseillés.

Et bien soit, vamos par la montagne.



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lun.

15

déc.

2014

Etape 22: Mendoza (par Julie)

Et oui, déjà Mendoza! Si vous regardez sur une carte de l'Argentine, vous vous dites "whoua, qu'est-ce qu'ils vont vite les Jujugazou! " Et oui, c'est vrai, les bus sont assez rapides dans ce pays... Alors là, peut-être que vous vous dites "un bus? Mais ce n'est pas un tour du monde en vélo?" Si, si, on vous rassure, on garde notre idée, mais seulement, on s'adapte! La route que l'on voulait prendre jusqu'à Cordoba nous a été déconseillée plusieurs fois (route en double voie pas géniale pour les vélos et des centaines de kilomètres de pampa, de pampa et de pampa...) Et comme des amis d'amis étaient prêts à nous accueillir à Mendoza, ... et ben on a choisi d'y aller, et comme ça faisait un détour d'environ 1 000 kilomètres de notre route du Nord, on a choisi le bus comme moyen de transport! Voilà pour les explications...


Revenons à notre récit...

Après être rentrés de Buenos Aires (un jour plus tard que prévu car nos vélos n'étaient toujours pas prêts), nous retournons pour une dernière nuit chez Lautaro et Mai. En fait, cette dernière nuit se transforme en avant-dernière nuit car nos vélos ne sont toujours pas terminés. Lundi 24 novembre, nous croisons la route d'une famille française qui voyage à vélos avec 2 garçons de 3 et 7 ans (lien de leur site: "Par 4 chemins à vélo"). Nous les suivions sur internet. Le matin, nous voyons sur leur site internet qu'ils sont à Tigre, nous les contactons et nous arrivons à passer l'après-midi ensemble. Moment très sympathique. Gabin et Zoé sont ravis de jouer avec ces copains qui parlent français! Merci à vous Guillaume, Servane, Gaspard et Anatole; et continuez bien votre aventure!

Le soir, nous récupérons nos vélos entiers, et nous comprenons que le copain de Lautaro a eu du mal à réparer la pièce cassée (il est allé en fabriquer une autre dans l'usine de son frère) et qu'il n'a pas pu changer les disques de frein vrillés ni l'huile de nos moyeux car il n'y a pas les pièces en Argentine, et que comme les importations sont bloquées, on ne pourra pas non plus en recevoir... Il faudra donc attendre les Etats-Unis dans 4 mois; où il y a des revendeurs Hase (marque de notre vélo) pour avoir des vélos en bon état...

Mais bon, nous continuons l'aventure, et ça, ça fait déjà plaisir!

Après des aux revoirs chaleureux à nos hôtes longue durée Lautaro et Mai, nous voilà partis sur les routes avec nos "bicicletas" pour 20 kiomètres environ, jusqu'à la gare de train de Tigre puis nous prenons un bus pour Mendoza (après avoir confié nos vélos à une entreprise qui va les acheminer en camion...)

 

Mendoza

Après une petite nuit dans le bus, nous arrivons le mercredi 26 novembre à Mendoza, où nous attendent Timothée, Rocio et leur petite Chloé qui aura bientôt 1 an. Nous sommes encore une fois super bien accueillis. Les enfants sont contents qu'il y ait une petite, et ils passeront pas mal de temps dans la semaine à marcher à 4 pattes avec elle!

Nous effectuons nos achats pour lutter contre le froid (duvets chauds, manteaux) car nous allons monter un peu la Cordillère des Andes! Difficile de se rendre compte de la température que l'on pourra rencontrer la nuit... Par contre, on a bien compris que la journée, on allait avoir très, TRES chaud! Le soleil tape dur!

 

Nous prenons aussi le temps de visiter la ville.

C'est une ville avec des rues perpendiculaires (comme toutes les villes d'Amérique du Nord et du Sud que l'on a vues en fait). Elle a été reconstruite après un tremblement de terre qui a eu lieu en 1861, et qui a tué environ 10 000 personnes. Comme la ville se trouve sur une zone sismique, les bâtiments ne sont pas très hauts. Les rares immeubles ayant beaucoup d'étages ont des murs légers pour ne pas écraser les gens dans leur appartement. Dans la ville, il y a plusieurs places construites exprès pour que les gens se rassemblent après un séisme (le mot d'ordre, pendant le tremblement de terre étant de rester dans sa maison, sous le linteau des portes d'entrée, endroit le plus solide de la maison).
Nous nous promenons dans la ville: le centre-ville avec ses boutiques, la place de l'Indépendance avec des grandes fontaines, le parc San Martin.
Le vendredi soir, nous sommes présents pour fêter l'anniversaire de Tim avec ses amis qui vivent à Mendoza. Nous rencontrons des gens très sympathiques, dont Rodrigo, un "chico" qui a vécu... à Auxerre! C'est à peine croyable! Il travaille dans le vin, donc forcément, un passage en Bourgogne est obligatoire! ;)
Nous rencontrons aussi Angéline et Mathias, deux Argentins qui ont vécu un an en France. Ils nous invitent à manger chez eux le dimanche midi. Ils nous cuisinent un plat typique argentin, que les gens mangent plutôt l'hiver (bon là, c'est l'été, mais depuis 2 jours, il ne fait pas très beau...): un "pollo al disco", traduction: poulet au disque, car le plat dans lequel est cuit le poulet puis les légumes, tout ça revenu dans une délicieuse sauce au vin blanc et à la crème fraîche, est un ancien disque de charrue! C'est un régal! Leur propriétaire, qui habite au-dessus, nous apporte une assiette de "matambre a la pizza" (prononcez "pissa", c'est comme une pizza avec tomate et fromage, mais à la place de la pâte, c'est un steak très fin! C'est vraiment le pays de la viande ici!

Tous ceux à qui nous racontons notre projet de trajet en Argentine nous déconseillent de le suivre car la région est très très chaude! Bien bien... Nous réfléchissons donc pendant plusieurs jours et ne savons pas quelle décision prendre. (Effectivement, déjà à Mendoza, le mauvais temps ne dure pas longtemps et il fait vite très chaud, comme un temps caniculaire en France).
La veille de notre départ, nous croisons à nouveau Rodrigo qui nous précise que ce jour-là, il a fait 52° à l'ombre à La Rioja, une ville qui était sur notre trajet. Lui et Rocio nous conseillent d'aller en bus jusqu'à Tucuman, et d'éviter ainsi les parties les plus chaudes et les plus "désertiques" du trajet, pour se rapprocher des montagnes et du "frais" relatif. C'est ce que nous ferons.

 

Pendant notre séjour à Mendoza, nous passons aussi 3 jours chez le papa de Rocio, à Tunuyan, un grand village à 80 km au Sud de Mendoza, au milieu des bodegas (grands domaines viticoles). Il habite une maison qui est une ancienne finca (exploitation d'arbres fruitiers), qui a un grand terrain et qui donne sur une petite rivière... De l'autre côté, les Andes. C'est magnifique!
Le paysage a changé depuis quelques années car le pletit village s'est agrandi et beaucoup de maisons sont apparues en face de la maison, toutes identiques, à 2 mètres les unes des autres. Ce sont des maisons dont la construction est payée par la province de Mendoza, mais les gens doivent acheter le terrain. Celui-ci est apparemment très très cher. De cette façon, les gens de la classe moyenne peuvent devenir propriétaires. La question que nous nous sommes posés après est "à qui profite ce business?" A qui appartiennent ces terrains? Pour l'instant, mystère, mais l'enquête continue...
NB: Les Argentins de la classe moyenne ne peuvent pas acheter de maisons car les taux des banques sont de 50% ! Les gens hallucinent quand ont leur dit que les taux français sont de 4,5% environ...

Nous faisons une journée de balade dans les environs pour visiter un village, "El Manzano historico", où se trouve un musée et une statue consacrée à San Martin, "el Liberador", un général argentin qui a fait ses armes en Angleterre et en Espagne, et qui a libéré le Chili et le Pérou en 1817. Nous allons aussi dans une bodega au pied des Andes, et dégustons 3 vins: un blanc Chardonnay, un rouge Pinot noir et un rouge Malbeck, typique de la région, très astringeant et qui se marie bien avec la viande rouge, qui elle, fait beaucoup saliver... Et oui, la gastronomie est aussi une affaire de chimie!
Pour notre dernier jour à Tunuyan, Tim et Chloé viennent nous rejoindre, et Felipe nous prépare un asado (vous savez, la viande cuite à la braise...). Des côtes de boeuf, de la saucisse, du boudin... Délicieux! Merci encore pour tout!

Vendredi 5 décembre, nous quittons la charmante maison de Tim et Rocio, qui nous ont si bien reçus! Merci beaucoup à vous!
L'aventure nous appelle!

 

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mar.

02

déc.

2014

Etape 21: deuxième visite de Buenos Aires (par Julie)

Nous avons confié nos vélos à un ami de Lautaro pour qu'il les remette en état. En attendant que tout ça soit prêt, nous retournons à Buenos Aires. Nous retrouvons Thibaut et Nathalie qui arrivent tout droit de France, et qui commencent leur tour du monde. Cela va nous permettre de visiter les quartiers que nous n'avions pas pu voir la première fois, pressés que nous étions de retrouver nos vélos... (Nous ne savions pas alors que nous devrions attendre 3 semaines pour les récupérer! )

Nous avons visité le quartier Palermo où se trouvent des magasins chics et des bars branchés. De nombreuses façades sont décorées, peintes, tagguées.

Nous allons rapidement au quartier de La Boca, où se trouve le stade de foot de Diego Maradona. Mais ce quartier a très mauvaise réputation et il est conseillé de n'aller que dans les rues touristiques. Nous prenons quand même un petit moment pour regarder les belles maisons peintes de toutes les couleurs et prendre quelques photos.

Le lendemain, nous allons nous promener dans le quartier des anciens docks, Puerto Madero, le long d'un canal qui a coûté très cher et qui n'a pas pu être exploité longtemps car il a vite été trop étroit pour les nouveaux bateaux qui passaient... Les anciens entrepôts le long du canal sont maintenant des appartements très prisés. Derrière, il y a des grandes tours de verre et une réserve naturelle le long de la lagune.

Pour finir cette visite de la capitale, nous ne pouvons pas rater les petits spectacles de tango, qui sont donnés sur une place du quartier San Telmo. Le tapis des danseurs fait un peu miséreux, mais c'est très joli à regarder!

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jeu.

20

nov.

2014

Etape 20 : Le delta de Tigre (par Julien)

Nous avons enfin récupéré nos vélos. Il y a malheureusement eu des petites casses pendant le transport. 2 disques de frein vrillés (je ne les avais pas assez protégés) et une petite pièce manufacturée spécialement pour nos vélos qui soutient la béquille et le porte-bagage avant. Nous devons donc de nouveau attendre nos montures qui sont chez un mécanicien !

Si vous vous posez des questions du type "Mais où dorment les Jujugazou pendant toute cette attente ? Ca doit leur coûter un bras l'hôtel dans une grande ville comme Buenos Aires ? ", ne vous inquiétez plus ! Nous avons notre quartier général dans la maison de Lautaro, Mai et Homero (1 an) à Benavidez à 40 km au nord de Buenos Aires. Ils vivent dans un barrio cerrado, c'est à dire un quartier sécurisé avec barbelés, miradors et check-point. Ils n'approuvent pas ces barrières mais ils ont saisi une opportunité en achetant cette maison en banlieue. Ils voulaient sortir de Buenos Aires où la vie est chère et un peu folle, apparemment la ville ne dort jamais. A l'intérieur de cette bulle qu'est le barrio cerrado, la vie est plutôt tranquille entre la piscine, les oiseaux et la lagune. La générosité incroyable de nos hôtes nous aura permis de traverser cette galère de vélos tout en douceur. Muchas gracias amigos y no cambian nada !

Même si on pouvait confortablement laisser couler les journées à jouer avec Carlota, notre labrador d'adoption, ou à faire du canoé, on a préféré partir avec nos gros sacs à dos et notre tente en direction de la ville de Tigre.

L'Argentine n'est pas un pays pour les timides. Il faut se jeter sous le bus pour l'arrêter. Si tu lèves le doigt comme à l'école, tu restes sous l'abri-bus ! Après 30 minutes de route, nous arrivons donc au centre de Tigre. La ville porte ce drôle de nom car les premiers européens qui ont débarqué ici ont confondu les jaguars avec des tigres. Toute une partie de la cité est batie sur les nombreuses îles formées par le delta du rio Parana.

Pendant que Julie (qui parle espagnol) va chercher les billets pour la lancha collectiva (c'est le nom des bâteaux-bus) pour nous rendre dans un camping situé sur une île , je surveille les enfants dans un parc. Une senora vient me faire la conversation. Avec mon look d'ermit hollandais, elle repère immédiatement que je ne suis pas argentin. Elle me parle français (car elle est d'origine suisse-francophone) et au bout de 5 minutes, elle nous invite chez elle. Elle s'appelle Mariana, c'est une habitante du delta. Elle habite sur une petite île. Après une nuit dans le camping le plus cher (et en plus pas terrible) qu'on n'ait jamais vu "El Galeon de Oro", Mariana vient nous chercher avec son petit bateau à moteur et nous conduit à sa petite maison sur pilotis.

Nous sommes accueillis avec un bon maté frio (sorte de thé très amer et froid) qui se boit dans une tasse arrondie avec une paille en fer. Nous étions venus boire un coup, nous resterons 48 heures !

Mariana et son mari Fernando ont 3 enfants. Ils ont achete cette maison car c est bon marche sur le delta. Il faut dire que la vie d insulaire est une vrai vie d aventurier. Plusieurs fois par ans, le rio sort de son lit, ca veut dire faire le guet a tour de role et surelever les affaires au fur et a mesure que l eau monte. Il n y a pas de voiture ici mais des lanchas : la lancha taxi, la lancha camion de poubelle, la lancha transport scolaire... Aller en course, aller a l ecole, aller au foot... Tout est une mission ici !

A la tombee de la nuit, des escadrons de 'mosquitos' attaquent sur tous les fronts. Cette annee en plus, il y a une invasion d une sorte de chenille poilue urticante. Mais malgre tout ca, on se sent etonnament tranquille dans ce lieu si singulier ! Il parait que lorsqu il y a des inondations, le lieu devient encore plus magique (mais qu au bout de deux jours, la magie se transforme en calvere car dans ces moment la, l electricite, l eau, internet... tout est coupe !) Pour les enfants, il y a un cote paradis ici : plonger du ponton, aller chez son copains en canoe, vivre dans une cabane en haut des arbres. Par contre, pour les parents, ca a un cote stressant tant que tes enfants ne savent pas nager.

Le deuxieme jour, on est reste pour l anniversaire de Chiara (l ainee). Elle m a appris a jouer El condor pasa au charango (guitare des Andes). Nous avons deguste un asado (barbecue geant) et mange du boeuf jusqu a n en plus pouvoir. Nous faisons la connaissance de cette belle famille. Beaucoup parlent francais, ca ne nous etait pas arrive depuis le Maroc, il y a un mois deja ! Nous faisons la connaissance de Ruben et Marta qui nous invitent a venir passer la nuit suivante sur une autre ile. Nous sommes aussi invites a faire un tour de voilier a l embouchure du delta par Matias mais malheureusement, le niveau de l eau nous empeche de prendre le large.

Autant de rencontres, autant de parcours originaux. Nous avons vraiment adore notre passage a Tigre et nous avons croise des gens que nous esperons revoir un jour.

Pour l anecdote, nous n avons pas eu le temps de faire la visite touristique et de voir la maison du president Sarmiento sous cloche de verre, ca fera un pretexte pour revenir...

Muchas gracias aux gens du delta de Tigre et a la revoyure!

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mer.

12

nov.

2014

Etape 19: Iguaçu (par Julie)

Samedi 8 novembre, nous quittons Buenos Aires pour aller rendre visite à nos nouveaux hôtes, Lautaro et Mai, à Benavidez. C'est un couple de cyclotouristes, que nous avons contacté grâce au site 'warmshowers'. Ils nous accueillent dans leur grande maison. Nous devons attendre nos vélos, et nous ne savons pas combien de temps. Pas de problème pour eux, nous pouvons rester le temps qu'il faut jusqu'à ce que ça s'arrange. Après Felipe qui nous laisse son appartement, l'accueil et la générosité des Argentins semblent se confirmer...

En attendant que la poste veuille bien nous rendre nos vélos, nous décidons d'aller visiter les chutes d'Iguacu, que nous avions découvertes avec Nicolas Hulot quand nous étions de jeunes etudiants, et qui nous font rêver depuis ce temps!...


Le mardi, nous nous rendons à Puerto Iguacu en bus 'camacoche', avec des fauteuils qui s'allongent. C'est un trajet de 17h, qui ressemble un peu à un voyage en avion, avec films et plateaux-repas. Nous arrivons le mercredi matin et nous nous faisons indiquer un hostel.
Les chutes d'iguacu se trouvent à la frontière de 3 pays: l'Argentine, le Brésil et le Paraguay. Elles se visitent du côté brésilien (où il y a des promenades à faire estimées à 2 heures environ, et on approche les chutes par la gauche) et du côté argentin (où il y a des promenades de 7 heures et on marche du côté droit des chutes, sur des passerelles qui passent au-dessus des rivières).
Comme la nuit n'a pas été des plus reposantes, nous décidons de faire le 'petit' côté: en route pour le Brésil!
Nous commençons par le point de vue le plus éloigné des chutes. Déjà, la vue est époustouflante. Nous sommes face aux chutes du territoire argentin, et il y a vraiment beaucoup de rivières qui arrivent et qui coulent ici! Partout où nos yeux peuvent voir, il y a des chutes: des petites à droite et des plus grosses à gauche. Et on s'approche au fil de la promenade des grosses. Le bruit est de plus en plus fort. En s'approchant encore, on decouvre la forme en U des chutes, complètement cachée jusqu'à maintenant. Et derrière, on aperçoit la forêt brésilienne, dense et tropicale. La jungle quoi! Deuxième coup de massue devant cette merveille de la nature! C'est puissant.
Une passerelle nous permet d'aller tout près des chutes. C'est une vraie douche! Et le bruit est presque assourdissant!
En ce qui concerne la faune, nous avons vu un long serpent noir et blanc en train de glisser sur une branche, un toucan, moultes oiseaux et insectes, et des dizaines de coatis, qui ressemblent à des petits tamanoirs, et qui nous ont empêché de manger pendant toute notre visite car ils sentent la moindre miette de chips et viennent pour te la prendre des mains. Une dame s'est fait arracher son sac plastique de pique-nique juste devant nous, et partout dans le parc, il y a des affiches qui préviennent qu'il ne faut pas nourrir les coatis car ils peuvent nous blesser avec leurs griffes et leurs dents. Autant dire que l'on se méfiait d'eux!
On rentre à l'hostel et on peut faire un petit saut dans la piscine car il fait chaud! Une autre cliente de l'hostel, Laura, une Argentine qui vit ici dans l'attente de son visa pour le Brésil en vendant des bracelets en macramé, nous prévient qu'aujourd'hui, il fait chaud, mais que ça peut être beaucoup plus que ça, et une chaleur plus humide.

Le lendemain, nous sommes allés dans le parc d'Iguaçu du côté argentin. Et là, il faisait vraiment chaud. A midi, c'était presque étouffant... On nous prévient qu'une partie des passerelles est inaccessible depuis juin de l'année dernière car les crues l'ont détruite. Nous pouvons quand même nous promener au-dessus de nombreuses rivières, des petites d'abord, et

des plus grosses lorsqu'on s'approche du U.
C'est ma-gni-fique! On sent Gabin impresionné. Pour Zoé, c'est plus difficile à dire car elle répond juste 'ah oui' lorsqu'on lui montre cette vue exceptionnelle. Peut-être que plus tard, en regardant les photos, elle voudra y

retourner... C'est une grande journée et ils marchent beaucoup, sans râler. Nous pouvons admirer de nombreux toucans de ce côté-ci, et toujours ces fameux coatis, mais tout de même moins nombreux car il y a moins de passerelles dans la forêt, on est plus au-dessus de l'eau.

Le lendemain, nous restons à l'hostel à cause de la pluie, qui ne s'arrête pas de la journée. Nous passons beaucoup de temps à jouer aux petits chevaux! Un film ou deux, et la journee se passe.
Samedi, il fait de nouveau soleil. Nous voulons aller visiter un jardin où il y a des colibris, mais c'est fermé. Pour se consoler, nous allons manger un asado (plusieurs morceaux de viande au barbecue, plat typique argentin) dans un

restaurant.
Nous faisons une promenade dans la ville de Puerto Iguacu. La ville est bien propre. Les gens n'ont pas l'air de souffrir de la sécheresse car ils font couler l'eau abondamment pour nettoyer leur cour et leur trottoir. Les plantes que l'ont voit en pot chez nous sont ici des arbres magnifiques, d'un vert éclatant, qui tranche avec le rouge de la terre.

Très belle visite!

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sam.

08

nov.

2014

Etape 18: Buenos Aires (par Julien)

 

Le 28 octobre, nous prenons l'avion à l'aéroport de Miami pour Buenos Aires. A cause des mauvaises conditions « météo » sur la capitale argentine, nous sommes obligés de faire une longue escale à Cordoba. Le voyage aura en tout duré 36 heures. C'est un peu long et fatiguant mais les enfants sont restés assez patients.

 

 

Arrivés à Buenos Aires nous sommes accueillis par Felipe, le beau-frère d'un ami d'une amie, la famille quoi ! Felipe habite dans un petit appartement, au 10ème étage, sous les toits d'une tour de Recoleta, un quartier situé en plein centre. Il nous a laissé les clés de chez lui en nous disant « vous êtes chez vous ». Il passait nous rendre visite de temps en temps, quand il part c'est pour « 5 minutes ou 2 jours, no lo sé ».

 

Nous sommes restés 4 jours, le temps de visiter la ville et d'essayer de savoir où étaient nos vélos. Nous avons la confirmation que ceux-ci sont bien en attente aux douanes argentines, nous n'arrivons pas à savoir où. On nous dit d'attendre une lettre. Jusqu'à quand ? No lo sé.

Nous arrivons à ne pas être obnubilés par ce problème et nous profitons pleinement de nos balades touristiques dans le centre. C'est immense! Nous n'aurons pas le temps de voir tout ce qui nous intéresse, même si les enfants marchent de mieux en mieux.

On ne se sent pas trop dépaysés à Buenos Aires, il y a vraiment des airs d'Europe, dans certains quartiers, on se croirait à Paris.

Nous avons visité le cimetière de Recoleta (sorte de père Lachaise). Les tombes sont si énormes qu'on se croirait dans un village. Les voisins sont plutôt calmes... Sympa aussi la petite église juste à côté, et le centre culturel qui offre une vue plongeante sur le quartier.

Nous avons ensuite longé l'Avenida Alvear et ses énormes villas aux styles hétéroclites. Ensuite, après une pause bien méritée dans le quartier de Retiro, où une tour a été érigée en l'hommage aux soldats morts pendant la guerre des Malouines (conflit toujours en cours avec l'Angleterre), nous avons traversé l 'avenue du 9 juillet, la plus large du monde. Au café, on peut voir des hommes prendre le matté, une sorte de thé très amer qui se prend dans un petit bol en métal rempli d'herbe avec une paille en fer. Certains argentins en boivent à longueur de journée (ils se promènent avec une grosse thermos).

Notre première promenade se termine sur la célèbre plaza Mayo et sa Casa Rosada (maison rose) où réside la Présidente de la République. La Casa Rosada est clôturée par des barrières de CRS (il y a eu des morts lors des émeutes qui ont suivi la crise financière de 2001).

On espère pouvoir refaire un tour pour aller voir la réserve naturelle, le port, la Boca et un spectacle de Tango.

 

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