sam.

04

oct.

2014

Etape 13: Séville et la route jusqu'à Tarifa

Séville

La route qui mène du Portugal à Séville est vraiment tranquille. C'est tout plat. Au début on longe des marais salants, on salue les flamands roses au passage. Ensuite, on traverse un verger infini. Des orangers, des oliviers, des cognassiers, des orangers... Enfin, nous traversons le Guadalquivir et nous rentrons dans la cité.

Séville est une ville magnifique qui nous a tout de suite séduits. Le centre, très animé comme partout en Espagne, est en même temsp assez paisible car beaucoup de rues sont piétonnes. De grandes toiles sont tendues entre les immeubles pour ombrager les ruelles quand le soleil est au zénith. Les bâtiments très colorés (on peut voir une église rose, des maisons bleues, jaunes...) rappellent la présence arabe par leurs voûtes en olive, les faïences... C'est ça, le style andalou.

Nous sommes arrivés assez tard et comme d'habitude sans réserver. Il n'y a pas de camping ! Un jeune espagnol et une autrichienne nous aident à trouver une adresse bon marché. Sur la route, ils nous racontent leur expérience Erasmus en Belgique, là où ils se sont connus. En discutant, nous parvenons à trouver une chambre malheureusement assez chère. Note pour plus tard : il peut être intéressant de réserver en arrivant dans les grandes villes, car à chaque fois, on craque un peu notre tirelire.

Pour commencer notre visite, nous sommes allés visiter "le champignon". C'est une immense structure en bois (la plus grande du monde, qu'ils disent sur le prospectus!) faite de courbes et d'alvéoles. Elle mesure 100 m de long et 25 m de haut. Au dessous de ce parasol géant, on peut choisir notre quantité d'UV! Des collégiens zonent un peu partout sous la morille géante, dans leur uniforme bleu. Au-dessus, une passerelle offre une magnifique promenade avec un panorama de 360 degrés sur la ville.

Une grande tour dépasse tous les autres toits. Autrefois minaret d'une grande mosquée bâtie par les Almohnades au XIIIème siècle, aujourd'hui reconvertie en cathédrale. Encore un beau symbole du mélange de culture à Séville. Nous décidons d'aller la visiter. Pour s'y rendre, il faut emprunter l'Avenue de la Constitution (l'équivalent des Champs Elysées à Paris). C'est une large voie piétonne. Au milieu, le tramway. De chaque côté, d'imposants immeubles assez prétentieux.

Il faut faire une grande queue pour visiter la cathédrale. Ça vaut quand même le coup. A l'intérieur, une hauteur impressionnante. Un ciel de voûte. Un retable magnifique, la seule œuvre de l'artiste Pierre Dancart (qui l'a occupé toute sa vie). L'ostensoir le plus grand du monde. Et la plus belle attraction, le tombeau de Christophe Colomb, porté par 4 statues en pierre. Une ouverture sur le côté donne sur une petite cour intérieure où l'on peut admirer une dernière fois la tour-minaret à l'ombre des orangers.

Ensuite, nous avons pique-niqué sur une fontaine en écoutant le concert de rue d'un joueur de guitare de flamenco et en regardant les cochers passer dans leur charrette à touristes.

 

Puis nous avons poursuivi jusqu'à la place d'Espagne. Elle a été construite pour l'exposition ibéro-américaine de 1928. Là encore, les proportions sont gigantesques. La place est en demi-disque. Elle est délimitée par un immense palais semi-circulaire qui fait face au Guadalquivir. Cela symbolise la réconciliation entre l'Espagne et ses anciennes colonies. Au milieu, une immense fontaine où on peut voir un arc-en-ciel et un canal où les barques tentent de se croiser sans se toucher. De chaque côté, une tour de 80 mètres de haut. Malheureusement, nous ne pouvons profiter pleinement du lieu car nous faisons sortir à cause du tournage du prochain film de Walt Disney. 

Au bout de 3 jours, la route nous appelle, nous sommes obligés de repartir, direction Tarifa.

 

De Séville à Tarifa

 

Jeudi 25 septembre, nous quittons la sublime ville de Séville en faisant un dernier tour de vélo dans les lieux que nous avons sillonnés à pied pendant 3 jours.

 

Puis nous nous perdons en sortant de Séville : on passe plus d'une heure à tourner sans trop savoir où on va, on ne comprend pas bien les explications des gens. On suit finalement un chemin de terre (qui est une autoroute en construction), et « au feeling » (en s'orientant grâce au soleil), on monte sur une butte et on suit un tout petit sentier. Il y a dans les prés, des chevaux (andalous, si vous

suivez bien), et une petite rivière, c'est très joli.

 

Sur la route, on voit vraiment beaucoup de chevaux et d'écuries. Il y a aussi des champs de coton à perte de vue (le coton est à maturité) et des rizières ! Ces cultures gourmandes en eau, dans ce paysage aride, nous surprennent. Elles sont irriguées par d'innombrables petits canaux en béton alimentés par le Guadalquivir. Le soir, nous arrivons dans une petite ville où il n'y a pas de camping.

 

Je ne vous raconte pas notre petite mésaventure chez la mamie qui se termine avec nous à la porte quand la nuit tombe ! (Julien la raconte dans la vidéo n°12)

 

Le lendemain, nous assistons à la récolte du coton, qui se fait avec des sortes de moissonneuses-batteuses qui envoient le coton dans une remorque grillagée, puis il est vidé dans une remorque de camion et piétiné par 3 hommes pour être tassé. Une bâche par-dessus pour éviter que tout ne s'envole, et roulez !

 

Nous voyons aussi quelques feux dans les champs, et même sur les talus au bord de la route, mais personne ne semble surpris ni paniqué. Cela doit être contrôlé...

 

En passant par Lebrija, nous traversons des villages nouveaux (10 ou 20 ans) et des champs de coton.

 

Nous faisons un détour par Cadiz, une ville située sur une presqu'île. C'est une jolie ville, avec une grande place, beaucoup de monuments, et des plages bien sûr...

 

Par contre, c'est difficile de la quitter (en vélo!) : on suit un chemin de terre le long de la voie ferrée car il n'y a qu'une 4 voies pour sortir de la ville. Et quelques kilomètres plus loin, on a une grosse frayeur en voyant notre couloir de droite s'amincir pour disparaître complètement ! (sans prévenir, sur une route autorisée aux vélos).

 

Le lendemain, remis de nos émotions, nous roulons jusqu'à la ville de Vejer. Sur la route, nous voyons des élevages de taureaux, dans des prés immenses (les fermes aussi sont immenses, et majestueuses). Il y a aussi des chevaux et des vaches. Vejer se situe tout en haut d'une belle colline. Une fois arrivés dans la ville, nous apprenons que le camping est en bas de la colline, là ou on était 40 minutes avant, en bas de la route de montagne ! Note pour plus tard : se renseigner de l'emplacement de notre couchage avant de grimper ! Nous sommes contents de trouver un magnifique camping sous les pins (gare aux moustiques, ils ont bien dévoré Zoé la veille...)

 

Lundi 29, nous passons une journée sans encombre. La route est tranquille et plate. Après avoir contemplé les taureaux et les éoliennes (nous n'avions jamais vu autant des deux!), nous arrivons à quelques kilomètres de Tarifa, ville du kite-surf. Nous goûtons sur la plage en les observant.

 

Le lendemain, nous nous rendons au port de Tarifa pour poser le pied sur le continent africain, les enfants, Gabin surtout, sont très excités.

 

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mer.

03

sept.

2014

Etape 8 : St Jacques de Compostelle

Malheureusement, il pleuvait tout le temps pour visiter St Jacques. La vieille ville est impressionante. Les monuments en granit sont massifs et imposants. L'intérieur baroque, rococo (de l'or, de l'or, de l'or) contraste avec l'extérieur plutôt sobre. Parmi les attractions principales : l'orgue, l'encensoir géant (en or) et l'empreinte de main. Pour toucher l'empreinte, ce qui semble être le graal du pèlerin, il faut faire une queue digne du space montain. Lassés par la pluie, nous décidons de tracer au Portugal.

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sam.

30

août

2014

Etape 7: Espagne_ Cantabrie, Asturies

 Les jours suivants, nous avons quitté le Pays Basque, et sommes entrés en Cantabrie. Nous visitons sous un soleil timide, Laredo, Santander (ses belles plages et sa presqu'île de Magdalena, où nous pouvons voir des pingouins, des phoques et des otaries, mais aussi des reproductions de galions, qui ont servi dans les années 1970) et Santillana del Mar.

 

Le temps se gâte les jours suivants. Nous visitons une grotte où 30 km de galeries minières ont été creusées : la « Cuerva del Sopleo ». Il y a de magnifiques salles cathédrales, les incontournables stalagmites, stalactites et colonnes, mais ici, les stalactites ont des formes étonnantes de flocons de neige en 3 dimensions ! Je suppose que la guide a expliqué ce phénomène étrange, mais comme elle avait l'étrange idée de parler en espagnol, nous n'avons pas compris !! (Les photos étant interdites, il faudra faire votre recherche vous-même sur internet pour voir ça...)

 

Le soleil a refait son apparition pour que nous puissions visiter les « Picos Europa », plus hautes montagnes du Nord de l'Espagne, et le défilé de los Beyos (gorges).

 

Nous partons ensuite à 2 pour une escapade en Asturies de 4 jours, où nous avons eu beau temps. Gabin et Zoé passent de belles journées de vacances avec leurs grands-parents (baignade et jeux dans les vagues, recherche des empreintes de dinosaures sur les rochers, visite du musée du Jurassique).

Nous visitons Gijón, 2ème ville des Asturies, construite sur une presqu'île et passons une soirée « solos ». Nous voulons vivre une soirée espagnole, mais nous n'arrivons pas à tenir bien tard ! Les restaurants se remplissent vers 22 heures, et pour nous, c'est l'heure où nous mangeons notre glace (les cartes des desserts ne sont pas très fournies en Espagne). Nous trouvons ensuite un bar, dans un quartier vivant de la ville. La rue est très bruyante, et pourtant, il n'a a pas spécialement de musique, juste des gens (de tous âges, même après minuit) qui discutent autour d'un verre.

 

Samedi 23 août, nous allons rendre visite à Ricardo, David et Xurde, des copains de mon frère, dans un petit village, El Remediu. Il y a aussi des copains à eux et la maman de Ricardo et David. Nous passons une très bonne soirée. Ils nous expliquent les us et coutumes de leur belle région, qui sont proches des coutumes celtes (les Celtes ont navigué jusqu'aux côtes du nord de l'Espagne).

Ils nous expliquent ce que sont ces drôles de maisons, montés sur des piliers, que nous voyons depuis hier : ce sont des « horreos », des greniers où l'on fait sécher les maïs, les oignons, etc... Ils sont montés sur des piliers terminés par des sortes de plaques horizontales pour éviter que les rats ne montent. Les planches du sol sont un peu espacées pour que l'air circule. Cela permet d'éviter l'humidité, mais aussi les grandes chaleurs l'été.

Ils nous montrent leur façon de servir le cidre, pour bien l'oxygéner (vous avez dû le voir dans la vidéo...), et de le boire (dans un grand verre à fond plat où l'on boit chacun notre tour). Ce rituel oblige les serveurs à répéter ce geste de nombreuses fois pour servir une tablée, ce qui rend le métier difficile. Avant la crise, les serveurs étaient plutôt des gens qui venaient d'Amérique du Sud (Equateur, Guatemala, …). Mais avec la crise, les immigrés ont quitté l'Espagne. Il y a d'ailleurs des championnats du monde de l'art de servir le cidre asturien. Habituellement, c'étaient des Américains du Sud qui gagnaient, mais cette année, c'est un Espagnol des Asturies.

Nous mangeons une tortilla et écoutons un chant traditionnel, accompagné par la « raita », la cornemuse de la région. Muchas gracias pour l'accueil !

 

Le lendemain, David nous accompagne en vélo à Oviedo, capitale des Austuries. La vieille ville est très jolie. Nous visitons aussi la cathédrale, et David nous explique la pointe de la cathédrale a été bombardée par les Républicains en 1937 pendant la guerre civile car les Franquistes tenaient la ville. On peut encore voir, sur la façade de cette cathédrale, des trous dus aux balles de mitraillettes !

Une dernière soirée au port de Luarca, et nous retrouvons nos enfants chéris !

 

 

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ven.

22

août

2014

Etape 6 : Le Pays Basque espagnol

 

Nous passons par Irun et Fontarrabie (très jolie vieille ville). Nous y trouvons un camping face à l'océan, à côté du phare. Nous passons une soirée pluvieuse mais nous sommes contents d'entendre de l'epagnol et d'essayer de le parler un peu.

 

Le lendemain, nous décidons de suivre la route nationale (enfin j' insiste car sinon c'est une route de montagne, et là, je ne me sens pas prête...) En fait, c'est une 4 voies et je ne fais pas la maligne, ce n'est pas « top rassurant » mais les gens ne roulent pas trop trop vite (la vitesse est limitée à 80km/h semble-t-il, et nous avons de la place à droite pour rouler (sur une sorte de bande d'arrêt d'urgence) (nous nous excusons du petit nombre de photos de cette journée!) Nous arrivons en fin d'après midi à San Sebastian ( Donostia en basque), en pleine fête ! Les rues sont animées et remplies de monde ! Nous craignons un peu de ne pas trouver de place dans le 2 campings, mais les choses se passent bien ! Le soir, nous revenons à la plage (en vélos !) pour assister au feu d'artifice du jour (il y en a tous les soirs de la semaine, c'est le championnat du monde du feu d'artifice). Gabin est émerveillé mais Zoé se cache les yeux pendant tout le spectacle.

 

Mardi 12, nous traversons Zarautz dont la plage est très prisée par les surfeurs. On nous apprend à l'office du tourisme que les 2 campings sont complets et que le prochain est à 30 km ! Aïe! Comme il est déjà 17h, on commence à se demander où on va faire dormir notre petite famille. Nous décidons d'aller quand même voir à la ville suivante, Zumaïa. Mais là, pas de surprise, pas de camping secret ou oublié dans le guide. Il y a un hôtel où il ne reste plus qu'une chambre, mais bien au-dessus de notre budget ! Que faire ? Bivouaquer au bord de la rivière ? Aller dans un parc de jeux et dire aux gens « Oh la la, nous ne savons pas où dormir ce soir... » Ou aller à l'hôtel ? Finalement, petits aventuriers que nous sommes, nous choisissons... l'hôtel !

Mercredi 13 août, journée pluvieuse du milieu de l'après-midi jusqu'au soir. Nous roulons environ ½ heure sous une bonne pluie, avec un arrêt sous une remorque de camion garée là sur le bas-côté au moment où la pluie redouble ! Nous arrivons au camping à Ondarroa et passons le reste de la soirée dans le bar. Nous parvenons tout de même à aller jusqu'à la plage avec nos K-ways sur le dos avant le repas du soir.

Le lendemain, 1) il pleut un peu lorsqu'on se lève (plier la tente sous la pluie, ce n'est pas très partique...), 2) nous avons envie de prendre un peu notre temps (pour les enfants et pour nous). Nous passons une journée agréable à Ondarroa, où le soleil a finalement percé...

Vendredi 15 août, direction Guernika-Lumo, où nous devons rejoindre les parents de Julien pour le goûter. Au programme, 1ère partie : corniche ; 2è partie : route de montagne. Vamos !

Sur quelques kilomètres, nous découvrons une côte très sauvage, bordée... d'eucalyptus ! Etonnant...

Nous grignotons quelques tapas sur la spacieuse place de Leikeito. Au moment où nous nous apprêtons à gravir la montagne, arrivent Christophe et Patricia. Nous gravirons donc la montagne en camping-car !

A Guernika-Lumo, nous visitons le musée de la paix. Il y a une fête avec un petit spectacle pour les enfants et des manèges.

Le lendemain, nous nous rendons à Bilbao, et la ville est en fête (encore !) Elle est superbe, avec ses façades de maisons colorées, ses ponts et son extraordinaire musée Guggenheim !

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