lun.

29

juin

2015

Etape 44 : Road trip dans le grand Ouest

 Et oui, je sais, près de 3 semaines sans nouvelle, c’est long.

Nous étions en vacances avec Papi et Mamie. Nous avons fait une magnifique

tournée du grand Ouest. On en a pris plein les yeux et les enfants étaient bien

heureux de faire un bout de route avec leurs grands-parents. Nous voilà

ressourcés pour l’année de découverte à venir.

J’espère que vous apprécierez les photos.

Hollywood Boulevard. On a marché sur les étoiles ! Steeven, Bruce, Chuck, Silvester... On n'en a oublié aucun.


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mar.

09

juin

2015

Rencontre avec un ours !

Depuis presque deux mois que nous roulons en territoire des ours, nous sommes constamment vigilants. En montant dans le train Amtrack à la gare de Portland, on pensait pouvoir enfin baisser la garde. Ce fut une erreur ! 

Les trains sont à la proportion de l'Amérique, immense et sur 2 étages. Ca fait beaucoup de sièges. Et bien, jour de chance, nous avons tiré LA place devant l'homme habité par un ours. "Vous ne passez pas par la case départ, vous allez directement vous assoir devant l'homme ours ! " Greeeaaaat ! 

Il est 14h30 quand nous embarquons et nous nous rendons immédiatement compte que nous n'allons pas beaucoup dormir cette nuit. Juste derrière Zoé et moi, est étalé un homme du futur comme seul les Etats Unis peuvent en fabriquer. Un colosse, noir, 1m90, entre 150 et 200 kilos, puant (il existe évidemment les mêmes spécimens en blanc, en jaune ou en rouge, mais celui-là était noir). Il se gave de barres chocolatées et de chips et il balance ses déchets hors de sa tanière par terre. De temps en temps il parle seul et il s'excite. Nous échangeons des regards avec Julie qui est de l'autre côté de l'allée, on applique tous les deux, sans pouvoir se concerter, la consigne de sécurité numéro un : éviter tout contact avec l'animal. Nous nous efforçons donc de ne pas lancer de regards vers l'arrière et nous dissimulons être dérangés par l'odeur.  Ca fonctionne un moment, mais passées quelques heures de voyage, la rencontre avec l'animal a lieu. Sa tête est là, juste derrière ma nuque. L'homme ours s'intéresse à moi. Il me demande d'où je viens et combien je gagne d'argent avec une voix toute douce qui ressemble à une ruse. Consigne de sécurité numéro 2 : parler d'une voix assuré et faire comprendre que l'on n'est pas une proie. "I am not speak very good english. I don t understand very well. You know, i am a poor french teacher and in France we don't win a lot of money." Espérons que ce premier contact l'aura rassuré... 

Puis la nuit est venue, le train s'est endormi. Tout le train ? Non, c'est le printemps et l'homme ours ne dort pas à cette saison. La nuit, il laisse parler l'ours. Régulièrement, il hurle et donne des coups de poing dans la vitre et dans les fauteuils. "Get out ! Get out ! Fuck ! Fuck !". C'est curieux comme dans ces moments là, tout le monde fait semblant de rien.  Ca doit être l'intinct de survie. L'homme ours arrache le rideau du train. Je lance un regard à Julie et je vois la peur dans son oeil. Elle cache dans son duvet le ridicule couteau de cuisine qu'on avait acheté pour se protéger lorsqu'on campait dans les parcs. Je n'ai pas dormi de la nuit. J'avais peur de prendre un coup de patte. J'ai protégé Zoé avec mon corps au prix de 3 vertèbres déplacées. Avec la fatigue, je m'imaginais me battre au sol avec l'animal, je me demandais, si ça devait arriver, si les autres personnes continueraient de feindre "every thing is ok". Et puis, est-ce que Julie se servirait réellement du couteau ? Et que se passerait-il si Julie tuait l'homme ours ? Est-ce une espèce protégée ? Julie irait-elle en prison ? Pourrait-on faire empailler la bête ? L'esprit fatigué part dans n'importe quelle direction. Zoé et Gabin,eux, ont passé une super nuit. A 7 heures du matin, à Sacramento, l'animal quitte le train, nous ne le reverrons plus, mais nous garderons pour longtemps le souvenir de cette rencontre.

Nous poursuivons tranquillement notre route jusqu'à Los Angeles. Nous allons nous écrouler directement à l'hôtel pour une nuit de repos plus que nécessaire avant de partir en road trip camping car avec Papi et Mamie.


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lun.

08

juin

2015

Etape 42: De Tofino, Canada, à Portland, USA (par Julie)

Nous avons avancé de 800 km en 20 jours. Nous avons commencé sous le soleil la première semaine au Canada puis dans l'état de Washington, puis cela s'est gâté, le ciel s'est complètement bouché toute la semaine suivante! Plus quelques jours de pluie et du camping, cela faisait un mélange assez déplaisant. Nous avions hâte de retrouver le soleil et d'arriver à Portland, en Oregon.

Nous avons été un peu accueillis, même si nous avons trouvé moins d'hôtes qu'à l'aller. Toujours des rencontres intéressantes et qui nous permettent de creuser un peu cette société américaine aux apparences si lisses... Donna, par exemple,une dame d'une quarantaine d'années, récemment divorcée, nous explique qu'elle cherche du travail, et qu'elle ne retourne pas dans l'état d'où elle vient, où sont ses amis et sa famille, car ils lui ont dit qu'il y était très difficile de trouver un emploi. Elle nous explique que pour améliorer son CV (et peut-être se faire des contacts professionnels), elle doit d'abord travailler comme bénévole (elle cherche notamment dans les hôpitaux). Tout le monde fait ça, ou sinon, c'est très difficile de trouver un contrat.

Nous sommes également accueillis par Darren et Cyndi, un couple qui a quitté la Californie à cause de la crise et qui est venu acheter un local assez spécial pour installer un restaurant/ salon de thé. Il s'agit en effet de l'ancien poste de police/ prison/ caserne de pompier/ tribunal. (Cela donne une architecture assez particlière pour un logement!) Ils ont pu obtenir ce local, qui était prisé par plusieurs acheteurs, car ils l'ont payé cash à la ville (c'était l'argent de la vente de leur maison plus ce qu'ils avaient économisé en 20 ans de travail).

4 ans après leur installation, leur salon de thé marche très bien et ils organisent leur retraite, qu'ils prendront avant leur 50 ans, laissant leur salon à leurs 2 fils. Ils prévoient de parcourir le monde dans un camion pendant environ 10 ans. 

Nous traversons l'Etat de Washington en longeant l'Océan Pacifique et nous voyons des miles et des miles de côte sauvage, avec aucune construction, aucun village. Seulement des forêts. Au Nord de l'Etat, elles sont sauvages car c'est un parc national, mais au Sud, elle sont de nouveau exploitées, et nous recroisons beaucoup de camions transportant d'immenses troncs.

Puis nous passons en Oregon après avoir traversé un pont long de 5 kilomètres, très étroit,  où les vélos sont autorisés, mais sans toutefois avoir de pistes cyclables. Quand nous nous serrons à droite, les voitures nous doublent trop vite à notre goût et en nous frôlant. Nous décidons alors de prendre de la place sur la voie des voitures pour ne pas mourir sur ce pont. Après une super côte pour finir ce pont en beauté (et la descente qui va avec), nous arrivons dans la ville d'Astoria. Le lendemain, nous roulons jusqu'à la petite ville de Clatskanie, où nous voyons sur internet un hôtel qui s'appelle "Bike's Inn". Après un petit coup de téléphone, nous arrivons chez des gens qui ont aménagé leur garage en un petit loft, qu'ils louent à la nuit. Nous nous y sentons bien et ce n'est pas très cher, alors nous décidons de rester 3 nuits. L'autre source de revenus de cette famille est un "storage". Ce sont des petits garages que les les gens louent pour stocker leurs affaires, alors qu'ils ont déjà un garage dans leur maison. Le monsieur nous explique que le chiffre d'affaires des storages aux USA est plus important que toue les MacDo du pays! Etonnant! Mais il est vrai que nous voyons très souvent ces énormes hangars tout au long de la route. 

Encore 2 jours de vélo et nous voilà arrivés à Portland, en longeant le fleuve Columbia, et après avoir traversé l'immense zone industrielle. Dans la ville, nous voyons des rues ombragées avec des rangées d'arbres de chaque côté de la route, où les voitures laissent largement la priorité aux vélos. Il y a même des pistes cyclables bien matérialisées, peintes en vert, qui sont des autoroutes à vélos! Ca file, et avec nos grosses montures, nous sommes un peu des éléphants dans une course de lévriers! Les jours suivants, connaissant un peu la ville, nous serons plus à l'aise pour y circuler facilement et profiter des quelques jours de beau temps. 


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lun.

01

juin

2015

Etape 41 : Tofino (Julien)

Nous sommes à Tofino, une petite ville perdue au milieu de la nature, dont la population passe de 2000 habitants à plus de 20 000 pendant l'été. Les touristes viennent pour trois raisons : observer les animaux sauvages (les ours et les baleines), faire du surf et pêcher. Nous, nous venons rendre visite à Denise et Gurmail. 

L'arrivée chez les hôtes est toujours un moment excitant. Nous prenons vraiment goût à ces rencontres à chaque fois enrichissantes. Là, c'est un peu différent. On avait rencontré Gurmail et Denise sur la route, vers Bordeaux, il y a un an, alors qu'ils se baladaient aussi à vélo. Intrigués par notre caravane, ils nous avaient accostés et on avait discuté une dizaine de minutes. Quand ils ont su qu'on voulait passer par Vancouver, ils nous ont proposé de passer chez eux, à Tofino, sur la très sauvage île de Vancouver. Pas besoin de nous le dire deux fois, les rendez-vous comme ça, on adore ! Du coup, en arrivant, on avait un peu l'impression étrange d'être chez de vieux amis.

Nous passons une super semaine entre repos, lectures et balades.

Les plages dans ce coin du monde sont grandes et sauvages. On a la chance de profiter d'un grand soleil mais il fait quand même trop froid pour des Bourguignons comme nous pour quitter la veste. On hallucine de voir des locaux en maillot de bain en train de jouer dans l'eau. Tout autour des plages, la mer a sculpté et déposé d'immenses troncs d'arbre (on se demande d'où ils viennent). Tout ça fait un magnifique terrain de jeu pour les enfants.

On a fait aussi une promenade sur un sentier pédagogique dans une forêt humide. On voit des arbres immenses et tordus, dont les branches poussent dans tous les sens. La lumière peine à se faire son chemin jusqu'au sol et à éclairer le tapis de mousse, les fougères et les choux puants (le nom  fait bien rire Gabin et Zoé), qui sont toxiques pour l'homme mais délicieux pour les ours). Encore une ambiance un peu surnaturelle où on s'attend à tout instant à voir apparaître une fée!

On s'est également "offert" une sortie jusqu'à des sources d'eau chaude perdues sur une île à 1 heure de bateau de Tofino. Annie, qui nous accompagne, nous raconte des histoires sur la faune locale. On apprend que les ours et les couguars ne sont pas les seuls prédateurs de la région, il y a aussi des loups, "Restez bien avec vos enfant pendant la promenade". Le chemin est encore une fois très agréable et complètement sauvage. Nous arrivons jusqu'à des petites cascades d'eau chaude où nous allons faire trempette 30 minutes. Très relaxant! Après un petit pique nique en haut des rochers avec vue sur le Pacifique, nous rejoignons le bateau et retournons sur Tofino. Nous sommes un peu frustrés car nous pensions voir des ours et/ou des baleines, mais nous n'avons pas eu cette chance...

Au bout d'un moment, il a fallu reprendre la route. Nous étions bien dans ce coin hors du monde mais nos vélos nous appellent. 

Merci encore à Gurmail et Denise pour leur magnifique accueil !


En route pour Portland


D autres photos à suivre ! La connexion est pas terrible aujourd'hui.

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lun.

11

mai

2015

Etape 40: De Seattle à Tofino, notre rendez-vous du bout du monde (Julie)

Après nos 24 heures de train, nous traversons Seattle le samedi 18 avril. Cette ville est très agréable pour rouler en vélo, il y a beaucoup de pistes cyclables qui évitent les rues les plus pentues de la ville. En quittant le centre-ville, nous nous retrouvons vite le long du bras de mer, et la promenade est très agréable. Nous voyons des hydravions. Ces drôles d'engins intéressent beaucoup Gabin et Zoé. Des avions qui savent flotter ! Nous voyons aussi des maisons flottantes assez mignonnes, qui font un peu rêver Gabin. Il se dit qu'il aimerait bien être riche pour s'acheter une telle maison quand il sera grand !

Pour cette première journée, nous n'arrêterons pas tard car les enfants ont besoin de se dégourdir les jambes. Nous faisons une pause dans un parc et cherchons un hôtel. Nous préférons éviter le camping pour l'instant : il fait beau mais pas très chaud, les nuits risquent d'être fraîches... 


Le jour suivant la traversée de Seattle, nous prenons un ferry pour aller sur Whidbey Island. Là, nous roulons sur nos premières collines de sapins (il y en aura beaucoup d'autres!) en apercevant la mer à travers les arbres et sous un doux soleil. A Freeland, une petite ville qui nous parait très calme en ce dimanche après-midi, nous attend une maison rien que pour nous que nous a gentiment laissée David. Il y a même des jouets d'enfants! Génial pour les nôtres, qui sont un peu en manque de nouveautés en la matière... David est inscrit sur "Warmshowers". C'est un site internet où les cyclistes du monde entier peuvent se connecter et accueillir ou demander l'hospitalité (et la douche chaude, très appréciable après une journée de vélo!) Pour cette partie du voyage, nous l'avons beaucoup utilisé. On a trouvé ça vraiment génial, car cela permet de rencontrer des gens ouverts sur les autres et d'en savoir un peu plus sur le mode de vie des habitants du pays. Chaque personne rencontrée a évidemment un parcours (familial, professionnel...) différent, et on a adoré discuter et partager un repas avec chacun d'eux ! (En plus, notre anglais progresse de jour en jour!) Par contre, lorsque l'on arrive le soir, après la douche, le repas et souvent une bouteille de vin tout en discutant, il ne reste guère de temps pour écrire sur jujugazou.com! Préparer le trajet du lendemain, et dodo!


Pour cette fois, nous étions seuls dans la maison, et nous avons pris notre temps le lendemain et nous sommes partis tranquillement en début d'après-midi en direction du Nord de l'île. 30 km plus loin, nous arrivons à Coupeville, dans l'appartement de Patrick qui donne sur la mer. Celui-ci nous raconte qu'il est resté dans le coma pendant 19 mois et qu'il a perdu tout ce qu'il avait car sa femme a tout vendu. Ses frais médicaux ont été pris en charge, mais s'il retravaille et regagne de l'argent, il devra rembourser des millions de dollars à l'Etat! 

Le lendemain, il nous accompagne pour un bout de route. Nous  longeons la mer par une petite route, et ça grimpe sec! On voit encore de jolies maisons au bord de l'eau. Chacune a son espace au milieu des sapins, les voisins sont loin! Nous roulons ensuite seuls sur une "highway", une "2 fois 2 voies" autorisée aux vélos car il y a un bande à droite. Le ciel se couvre et le vent durcit. Nous traversons un pont en structure métallique, qui donne sur une rivière en contre-bas. Le paysage est à couper le souffle, mais on ne peut pas trop prendre le temps de s'extasier car il y a beacoup de vent et beaucoup de voitures derrière nous (mais elles ne nous doublent pas!) Après la traversée, nous avons tout le loisir d'observer ce paysage... Quelques kilomètres avec une fine pluie, et nous arrivons à Anacortes, sur une autre petite île qui a été "fabriquée" avec la construction d'un canal qui la sépare du continent. Là nous attendent Julia et Paer, des trentenaires qui sont installés ici depuis quelques années comme fermiers bios. Ils habitent une ancienne grange transformée en maison par leurs propriétaires. Dans leur cuisine, de jeunes plants de tomates. Dans leur salle de bains, des poussins dans une baignoire recyclée en nursery. Et une douche apportée dans un bateau par leurs propriétaires depuis le Japon, avec bain, massage, radio et lumières intégrées...

Le mercredi, lever des parents à 5 heures et des enfants à 6 heures pour attraper le ferry qui va nous emmener au Canada!

Pendant la traversée, nous entendons le capitaine parler au micro et nous voyons tout le monde venir du côté de nos fenêtres. Alors, on regarde, forcément! ... Ce sont des orques! Gabin les regarde un long moment; Zoé dit "Ah oui...". Bref, nous sommes tous émus! 

En posant le pied à terre, nous sommes au Canada, et plus précisément dans la province de Colombie britannique. Nous "lunchons" dans la proprette ville de Sidney puis nous pédalons gaiement, sous un beau soleil, en direction de Brentwood, pour prendre notre deuxième ferry de la journée, qui, lui, nous fait traverser un bras de mer et nous fait gagner une centaine de kilomètres. Mais quand nous arrivons à l'embarcadère, en bas de l'énorme côte, nous restons cois devant la pancarte "closed" clouée en travers du panneau des horaires! Le ferry est fermé depuis 2 semaines et pendant encore 1 mois, et aucune indication sur leur site internet, ni même sur la route principale de la petite ville, ou au moins en haut de la rue qui mène au niveau de la mer! Nous restons désappointés quelques instants devant cette maudite pancarte quand une gentille dame qui a son cabinet d'avocate un peu plus haut dans la rue vient nous proposer son aide, ses fauteuils et son accès à internet. Elle nous aide même à trouver notre camping du soir, quelques kilomètres en arrière. 

Cette petite blague nous a rajouté 2 jours de vélo. Nous devons donc passer par Victoria, la capitale de la Colombie britannique. Mais c'est un plaisir car depuis notre camping, nous n'avons roulé que sur des pistes cyclables. Et la ville aussi est bien aménagée. Nous arrivons facilement chez Judy et Peter, qui ont une magnifique maison avec, dans le salon du premier étage, une grande baie vitrée qui donne sur la mer! Parfait pour se relaxer après une journée de vélo! Et le soir, nous avons même droit à du  vin français! Franchement, si on n'est pas chouchoutés...


Le lendemain, nous devons grimper le Malahat, une petite montagne dont les gens nous ont beaucoup parlé. Judy nous accompagne sur les pistes pour sortir de la ville, ce qui nous fait gagner beaucoup de temps. Lorsqu'une pluie fine se met à tomber, Judy nous propose de faire demi-tour et de rester chez eux le soir. Mais nous sommes prêts à braver les éléments et à vaincre cette montagne aujourd'hui! Une petite poutine dans l'estomac et c'est parti! C'est vrai que la côte n'est pas facile, et la pluie de plus en plus épaisse n'arrange rien... Mais le pire, c'est la circulation. Pendant la montée qui dure une quinzaine de kilomètres, nous sommes en première vitesse et nous faisons régulièrement des arrêts. Et nous sommes un peu comme sur une bande d'arrêt d'urgence de voie rapide... Et le pire du pire, c'est que nous devons traverser les 4 voies pour tourner à gauche et suivre notre route! Nous attendons 5 bonnes minutes (qui paraissent longues!) que la vue se dégage, et go go go!

Nous arrivons dans l'après-midi à Shawnigan Lake où nous sommes accueillis par Denise et Cass, des jeunes (comme nous!) qui aiment chanter et jouer de la musique. Le soir, ils invitent un couple d'amis et nous passons une très bonne soirée. 

Le samedi, ils partent en week-end mais nous laissent leur maison pour nous reposer. Chouette! Tout le monde profite de cet interlude, parents et enfants!

Dimanche, nous roulons quelques 50 kilomètres pour nous rendre à Ladysmith chez Bridgit et François. Elle est néo-zélandaise et lui français! Ils ont un petit Pierre, âgé de 10 jours. Ils doivent être fatigués, mais ils nous reçoivent très bien. La maman de Bridgit, qui est là pour leur prêter main forte, nous cuisine un boeuf bourguignon aux petits oignons! 

Le lundi 27 avril, c'est à Nanaimo que nous nous rendons. Nous attendons l'heure de rendez-vous avec nos hôtes dans un café, et quand celui-ci ferme à 15 heures, nous allons faire un petit "loup dans la bergerie" dans la pelouse à côté du parking (un jeu où on se court après, rappelez-vous, quand vous étiez petits...) Le soir, nous arrivons chez Cory et Jim et leurs deux fils de 14 et 16 ans (qui vont dans une école où il y a des cours en français, comme beaucoup d'élèves au Canada). Etre bilingue est recherché car c'est un atout ensuite pour trouver un emploi. Nous parlons du système scolaire de nos 2 pays et de nos anecdotes respectives de cyclo-voyageurs. Le lendemain, au petit-déjeuner, nous apprenons que derrière les parents de cette famille sage se cachent 2 terribles aventuriers qui ont parcouru la planète pendant 10 ans en camion et en vélos!... Génial!

Malheureusement, nous ne pouvons pas en parler trop longtemps car tout le monde part travailler. Nous repartons sur les routes jusqu'à Qualicum Beach, puis le lendemain, Port Alberni, après avoir franchi une autre montagne! Ouf! Kevin nous ouvre sa porte. Il est très sympa et nous propose de rester chez lui le temps de décider comment nous rendre à Tofino, notre but ultime. Nous y sommes presque! Quelques 130 km de forêts sauvages, peuplées d'ours et de cougars, nous séparent de cette ville au bout du monde. (En fait, il y a aussi des loups, mais ça, nous ne l'avons appris que plus tard...) Certains me comprendront peut-être: je ne suis pas très motivée pour faire du camping sauvage pour cette fois! Devoir placer la tente à au moins 10 mètres de la rivière et 20 mètres du sac à provisions perché à 4 mètres de hauteur, entre 2 arbres, à au moins 1,50 mètres de chaque tronc ! S'assurer qu'il n'y a pas d'odeur de nourriture sur nos habits ni rien qui reste dans la tente... Non merci... En plus, la route est étroite et sineuse. Désolée pour l'aventure Julien, mais prenons le bus (s'il-te-plait...)!

Après une bonne nuit de sommeil très calme, un voyage de 2 heures en bus dans des paysages superbes et (on nous avait pas menti) très sauvages, entre les lacs, les montagnes et les forêts de sapins, nous débarquons enfin à Tofino, chez Denise et Gurmail ! Nous le pressentons déjà, nous allons passer de très agréables moments en leur compagnie...

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ven.

01

mai

2015

Etape 39 : Reprise de l'aventure, cap au Nord ! (Julien)

A peine nous retrouvons nous à 4 que l'aventure reprend. Nous récupérons nos vélos au down town de San Francisco avec 2 heures de retard et 100 euros de plus que prévu de réparation. Ca tombe bien, comme ça on est plus léger, surtout que j'ai la guitare à accrocher au porte-bagage. Ca tient ! On peut même investir dans un saxophone si on veut, il y a encore une petite place...

Nous voulons honorer une invitation que nous a donnée un couple de canadiens que nous avons croisés sur nos vélos vers Bordeaux, il y a presque un an. Ils nous ont dit qu'ils habitaient sur l'île de Vancouver, le plus bel endroit du monde ! L'idée farfelue de ce rendez-vous du bout du monde nous plait assez.

Notre objectif du jour c'est de rejoindre la gare pour prendre un train qui nous mènera vers le grand nord. Pour cela, il faut aller à la station qui se trouve de l'autre côté de la baie. C'est grisant de descendre les grandes avenues de San Francisco sur nos bicyclettes chargées. On pensait traverser jusqu'à Berkeley en empruntant le Bay bridge, mais, en arrivant vers le pont, je demande à un agent de police, avec une voix pleine de fleurs :

" Hello. We need some help. Can we cross the bridge with bikes ?

- GO ON THE WALKSIDE ! NOWW !

- But...

- ON THE WALKSIDE ! ! !

On s'exécute. Julie lui repose la question sous forme encore plus printanière. Il tourne la tête et nous braille

"NOOOOO !" et il retourne la tête de l'autre côté.

Bon, un peu échaudés par ce gros cornichon en uniforme, nous cherchons une autre solution. Nous rejoignons la station de ferry pour essayer de rejoindre l'autre rive. On trouve très vite une navette, en moins de 15 minutes nous sommes sur l'eau. J'aime quand un plan se déroule sans accroc !

Mais, une fois de l'autre côté, on va demander à une gentille dame comment rejoindre la gare, elle nous dit de prendre le ferry ??!? On vient d'en descendre ! ! ! "Mais, vous êtes sur une île ! nous dit-elle". Oups, on avait regardé un peu trop vite les destinations.

On finit par trouver un autre moyen de repasser sur le continent par un étroit passage de 2 km qui longe un tunnel d'autoroute. Après ce moment désagréable, nous nous retrouvons dans des quartiers cregnos d'Oakland. Pas vraiment envie de s'arrêter là, on appuie un peu plus sur les pédales.

On arrive enfin à la gare, les billets sont achetés. La mauvaise nouvelle c'est qu'il va falloir redémonter les vélos entièrement pour les mettres dans un carton. Pfff.

Après une trop courte nuit dans un hôtel trop cher, nous nous rendons donc sur le quai, de bon matin, une heure avant le départ. Pris par le temps, nous démontons nos tandems à la hâte dans une grande tension. Ce n'est qu'une fois prêts qu'on réalise qu'on a fait une petite erreur. Le train part à 10 h mais 10h PM. Nous avons donc 12 heures d'avance sur notre départ ! Une journée sympa s'annonce à errer dans le centre commercial d'à côté.

Arrivent le soir et le train. Nous nous installons dans un wagon confortable, tant mieux car nous avons 23h de trajet pour rejoindre Seattle. Nous traversons des paysages magnifiques, des montagnes enneigées, des grands lacs. Incroyable un endroit aussi sauvage ! Le voyage passe tranquillement.

Une fois à Seattle, nous prenons la route du Canada. Nous avons contacté plusieurs warmshowers (un site internet d'entraide entre cyclotouristes). Nous avons reçu tellement d'invitations qu'on ne va pas pouvoir toutes les honorer. Un lit chaud nous attend dans chaque ville sur les 500 km à venir ! Ca rassure un peu Julie car nous entrons sur le territoire des ours et elle n'est pas très à l'aise avec la chose. Il faut dire qu'on est allés voir sur le site internet des parc du Canada et que le chapitre sur les ours fait un peu peur. Nous sommes rapidement rassurés à ce propos. Les autochtones nous disent tous que si on croise un ours noir, il "go away". Par contre, il y a dans ces forêts une autre grosse bête appelée couguar ou lion des montagnes, et qui est plus à craindre.

Imaginez notre état d'esprit lorsque nous lisons ça la veille de partir dans les forêts.

C'est le dernier chapitre en cas de mauvaise rencontre avec un ours :

"DÉFENDEZ-VOUS! Intimidez l’ours : criez, frappez-le à coups de branche ou de roche, faites tout ce que vous pouvez pour lui montrer que vous n’êtes pas une proie facile. Les attaques de ce genre sont très rares, mais elles peuvent avoir des conséquences graves, parce qu’elles signifient généralement que l’ours vous considère comme une proie."

et ça c'est celui sur les cougars :

"Posé, calme, maître de soi…

Si vous apercevez un couguar au loin, éloignez-vous. Ne vous approchez pas afin de prendre une photo ou pour le voir de plus près. Les couguars sont imprévisibles.

Si vous vous retrouvez à proximité d’un couguar, demeurez calme, tenez-vous bien droit et éloignez-vous de lui en reculant lentement et en lui parlant d’un ton confiant.

Prenez immédiatement dans vos bras vos enfants ainsi que vos animaux domestiques.

Il ne faut JAMAIS tourner le dos à un couguar ou tenter de s’enfuir en courant. En tout temps, gardez un contact visuel direct avec le couguar et offrez-lui un moyen de s’échapper.

Si un couguar se montre agressif envers vous, essayez de vous donner une apparence plus grande que nature en ouvrant votre manteau, en vous servant de bâtons, de branches d’arbres ou encore d’un vélo et agitez-les au-dessus de votre tête. Démontrez au couguar que vous êtes une menace.

Si un couguar vous attaque, défendez-vous avec tout ce que vous pouvez trouver : bâtons, pierres, sac à dos, poings…

Profitez des vastes étendues sauvages canadiennes et considérez toute rencontre avec un couguar comme étant une expérience positive. "

J'ai fait un peu d'Aikido dans mon jeune temps,comme Steven Seegal. Plus l'adversaire est fort, plus il est facile de lui briser le bras. On peut donc y aller tranquille ! Julie, elle, a fait du karaté à la fac et elle se souvient encore de quelques catas. Gabin a fait du judo et Zoé est plus sauvage que le plus sauvage des animaux. Autant dire qu'on ne craint rien ! Surtout que théoriquement, si on fait du bruit, on ne croise personne, et ça du bruit, on en fait plein.

Le moral gonflé à bloc, nous traversons la ville de Seattle avec sa tour "soucoupe volante" et nous préparons à nous enfoncer dans les sombres forêts centenaires du grand Nord...


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jeu.

23

avril

2015

Etape 38: San Francisco et la côte Sud (Julie)

Nous sommes ensuite allés dans la ville de San Francisco en empruntant le célèbre pont rouge: le Goden Gate.

Nous avons visité différents quartiers: le quartier gay (Castro) avec ses drapeaux multicolores qui flottent sur de jolies maisons victoriennes (c'est d'ailleurs tout près d'ici que se trouve la maison bleue de Maxime Le Forestier), le quartier du port (Fisherman's Wharf), avec les anciennes échopes de pêcheurs reconverties en restaurants, le quartier chinois avec ses magasins chinois(!), le quartier de Russian Hills (les "montagnes russes") qui doit son nom au fait que les premiers habitants, du temps de la ruée vers l'or, ont retrouvé un ancien cimetière russe, mais dont le nom correspond bien aussi au manèges car il y a des collines successives que l'on peut parcourir à bord des vieux "Cable Cars", des wagons tirés par des gros câbles. Les pentes de certaines rues sont vraiment impressionnantes! Une curiosité à découvrir pour nous autres touristes: une pente tellement raide que la rue a été construite avec de larges virages qui serpentent du haut jusqu'en bas. Le défilé des voitures est rigolo à regarder...

Nous avons aussi pu visiter la prison d'Alcatraz, sur son île, dans la baie de San Francisco. C'est une ancienne forteresse militaire construite en 1850, puis reconvertie en prison de haute sécurité pour de grands bandits, tel Al Capone, de 1934 à 1963. Nous nous promenons dans les allées au milieu des 3 étages de cellules, dans le réfectoire, dans la salle des douches, avec dans les oreilles le récit de prisonniers qui nous racontent la vie dans leur prison. Il y a notamment le récit de 2 tentatives d'évasion, une ratée qui s'est terminée dans le sang (celui de gardiens puis celui des mutins suite à l'intervention des militaires) et une où l'on n'a jamais retrouvé les fugitifs (mystère!...) Trois hommes avaient agrandi le trou de l'aération en creusant avec des petites cuillères en acier puis avaient fabriqué des fausses têtes pour faire croire qu'ils étaient dans leur lit. Ensuite ils avaient grimpé par la cheminée de l'aération puis plongé dans la mer... Les autorités ont supposé qu'ils s'étaient noyés... On peut trouver des portraits-robots des 3 hommes avec le visage qu'ils auraient aujourd'hui.

L'île d'Alacatraz a ensuite été occupée par des Amérindiens en 1969 et 1970 pour attirer l'attention des gens sur leurs conditions et pour réclamer la création d'un centre culutrel et universitaire pour tous les Indiens d'Amérique sur cette île. Ils proposaient d'acheter Alcatraz avec des perles de verre et des chiffons de toile, comme les Blancs avaient fait pour acheter Manhattan 300 ans auparavant... Ils disaient ironiquement que cette île était parfaite pour y installer une réserve indienne: pas d'eau courante, sanitaires défectueux, pas de service de santé, d'école ou de transport, des sols impropres à la culture et pas de gibier! Il a fallu un an et demi pour que la police réussisse à déloger les 600 personnes installées là.

Nous avons pu faire la visite de 2 musées pour les enfants, l'Exploratorium avec des centaines de manipulations avec des mouvements de balanciers, des illusions d'optique, etc; et l'Académie des Sciences, dans l'immense Golden Gate Park, où il y a un aquarium, une salle au climat tropical avec les plantes et les papillons qui y vivent, et une salle où l'on est secoués comme lors des 2 tremblements de terre de San Francisco, de 1906 et 1989.

Nous n'avons pas pu quitter la ville sans aller voir les "Painted Ladies", ces maisons victoriennes colorées, que l'on voit dans le générique de la série "La fête à la maison" (je vous parle d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître...) Très belles demeures qui font face au parc .... .


Puis nous sommes partis au Sud de San Francisco. Les côtes de l'Océan Pacifique sont ici magnifiques. Il y a des plages de sable et des falaises. Et on trouve quelques degrés supplémentaires (Fahrenheit bien sûr...)

Nous visitons la ville de Santa Cruz, nous jouons dans le sable et mettons les pieds dans l'eau très froide du Pacifique, nous marchons le long des falaises creusées par les vagues, en regardant les surfers s'entraîner...

Nous allons aussi dans la ville de Monterey, où se trouve un aquarium réputé et qui s'intéresse à la faune et à la flore marines des environs. Une promenade dans le centre-ville permet d'admirer des maisons historiques datant de l'époque mexicaine, avant la ruée vers l'or) et construites en adobe (c'est-à-dire avec des briques de terre, comme on en fabrique encore aujourd'hui en Amérique du Sud), avec des balcons en bois de style colonial. On se croirait dans un épisode de Zorro! Il y a même l'ancienne prison, avec ses 3 petites cellules, pour boucler les desperados qui passaient par-là... Gabin et Zoé ont, eux, passé quelques bons moments dans le parc de jeux imaginé par le dessinateur de Denis la Malice dans les années 1970...

Après cette parenthèse familiale, il est l'heure pour nous de remonter sur nos bécanes, direction le grand Nord! Un train va nous emmener en un peu moins de 24 heures à Seattle, puis nous allons nous promener un petit peu au Canada, plus précisément en Colombie britannique, sur l'île de Vancouver, où nous avons été invités par un couple croisé sur des vélos, vers Bordeaux, au début de notre voyage...

Bye bye !

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sam.

18

avril

2015

Etape 37: Jujugazou à la conquête de l'Ouest ! (Julien)

Il est tant de se remettre au travail et de mettre un terme à ce long silence. Depuis trois semaines, nous étions en famille avec papi et mamie pour le plus grand bonheur de tous. Ce fut donc des vacances médiatiques pour nous. Pas d'article, pas de vidéo... Mais pas d'inquiétude ! Nous avons réexpédié nos invités et nous avons, depuis hier, repris l'aventure.
Lorsqu'on voyage en voiture, l'avantage sur le vélo, c'est qu'on voit plein de paysages différents en peu de temps. Je vous fais un compte rendu rapide de tout ce que nous avons visité ces derniers jours...
1/ Berkeley : Tout d'abord, nous sommes allés à Berkeley où nous avons visité le célèbre campus après avoir flâné dans la marina d'où nous avons une superbe vue sur la baie de San Francisco avec le Golden Gate et la prison d'Alcatraz en contre jour. Nous nous sentons petit au pays où tout est plus gros. Les voitures, les cocas, les burgers, les fesses des gens, même les écureuils sont plus gros ici ! A l'université, c'est la même chose, les bâtiments, néoclassiques, sont massifs. Ca doit être intimidant, les premiers temps, pour les étudiants, cette architecture impressionnante et ces jardins où pas un brin d'herbe n'est plus haut que l'autre. Quand on sait que c'est la meilleure université publique du monde (de nombreux prix Nobel ont usé leur fond de culotte ici), on imagine bien les claquements de dents dans les couloirs avant le premier cours d'amphithéâtre.
2/ Sacramento : Le lendemain, nous avons repris la route vers l'Est en direction de Sacramento, la capitale de la Californie. On entre dans le Down town (centre-ville) par un pont peint couleur or. Ce choix, esthétiquement discutable, a sans doute été fait pour rappeler aux visiteurs que c'est ici qu'à commencer la ruée vers l'or vers 1840. A l'échelle de l'Histoire, c'était hier ! On comprend pourquoi, dans l'ouest, on trouve partout des immenses étendues inhabitées. Les Etats-Unis ont racheté la Californie au Mexique à cette époque là. Dans Sacramento, il y a un vieux quartier qui s'appelle "Old Sacramento". C'est hyper touristique et un peu too much (on pourrait se croire à Disneyland), mais, en se promenant dans ces rues, on peut imaginer l'ambiance qui régnait ici dans cette folle période de la ruée vers l'or. Ambiance de western avec ses saloons et ses trottoirs en bois ! On peut voir des photos étonnantes avec des asiatiques, des noirs affranchis et des européens, tous venus ici chercher le rêve américain. Quand on replace dans le contexte historique, ca doit être le premier endroit où des gens de culture différente ont vécu dans un même endroit. On peut donc dire que l'or rapproche les peuples !
3/ Le lac Tahoe : Nous avons ensuite repris la route avec notre voiture qui, en bonne américaine, consomme trop ! Nous sommes allés dans les Rocheuses au lac Tahoe. Nous avions loué une petite maison. La région est superbe ! Il ne manque que l'ours et la carte postale est parfaite. Nous ne nous lassons pas de nos promenades autour du lac. La baie d'Emeraude est particulièrement magnifique. L'eau est verte ! Tout autour de nous, des sommets encore enneigés. Nous descendons jusqu'à une plage par un petit sentier. On y trouve un petit château. Au milieu de la baie, une île au sommet de laquelle une bourgeoise a eu l'idée excentrique de bâtir un salon de thé. Le midi, nous sommes assaillis par des oies, bien peu farouches, voulant nous dérober notre pique-nique. Nous nous bâtîmes vaillamment et nous vainquîmes les volatiles !
Un jour, pour changer, nous avions programmé d'aller faire du ski dans une grande station à côté de notre maison. Arrivés à la station, il fallait débourser 50 euros par personne pour avoir le droit d'aller en bas des pistes. Encore une fois c'était trop ! Tant pis, nous sommes retournés nous balader autour du lac.
4/ En bons bourguignons, nous ne boudons jamais un petit détour viticole. Aussi, après quatre jours trop rapides de farniente, nous avons pris la route de Napa et Sonoma Valley où nous avons été rejoints par Romano, le frère de Julie. C'est la région où est produit le célèbre vin californien. Nous avons testé quelques domaines pendant notre séjour, le vin était toujours correct mais jamais transcendant comme le Chablis :) . Les Chardonnays sont très fruités et les vins rouges assez puissants. Il faut dire qu'ici les coteaux ne manquent pas de soleil, le climat est méditerranéen. La viande ici est délicieuse et elle s'accompagne très bien d'un pinot bien charpenté. Le kilo de côte de bœuf est quasiment au prix du kilo de tomate. On s'est offert quelques barbecues gargantuesques.
Nous sommes allés nous promener au parc de Jack London au milieu des parcelles de vigne. On peut y voir la maison de l'écrivain et se balader jusqu'à un petit lac en traversant une forêt de séquoias géants. Les moustiques nous ont imposés une cadence soutenue.
5/ Nous nous sommes offert une petite randonnée à Point Reyes. C'est un parc naturel sur une presqu'île avec d'un côté le pacifique et de l'autre la baie de Tomales, qui est en fait la faille de San Andreas. La route pour y parvenir est très sympa, on longe la côte très découpée. Lors d'une petite pause panorama en haut d'une falaise, on a la chance d'observer des lions de mer qui se dorent la pilule sur un rocher près du bord. On se trompe un peu de chemin et on déjeune dans un petit parc avec vue sur la baie. On finit par trouver le départ du trail et on est récompensé une fois encore par nos effort. Ce chemin, qui mène jusqu'à la pointe nord du parc, a des airs de Finistère avec une végétation méditerranéenne. Des grands prés fleuris de mille couleurs. Plusieurs fois, on aperçoit des grands cervidés, brillamment identifiés comme des wapitis par mon brillant beau-papa. La côte alterne entre falaises sculptées et petites criques de sable fin où il doit faire bon bronzer comme un lion de mer un jour un peu moins venteux. Le clou du spectacle récompense les plus vaillants marcheurs de notre équipe qui ont la chance d'admirer un coyote. C'est une sorte de petit loup. A partir de maintenant, nous allons attacher Gabin et Zoé pendant nos promenades! Ici, dans ces immenses étendues sauvages, il y a encore des animaux qui peuvent nous croquer ! Sur les emplacements de tente, il y a des grosses caisses en aluminium pour garder la nourriture à l'abri des ours ! On réfléchit à acheter un fusil, mais finalement, nous opterons pour une guitare...

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