dim.

28

sept.

2014

Etape 12 : De Lisbonne à Faro, et la ville de Faro (par Julie)

 

La route de Lisbonne à Faro

Point météo : beau dans l'ensemble, avec une averse quasiment tous les jours. (On a quand même bien pu avancer dans les « cours de natation » pour Gabin et Zoé, dans les piscines, assez fréquentes dans les camping portugais).

 

Départ de Lisbonne jeudi 11 septembre. Comme pour Porto, le départ de la capitale portugaise fut assez compliqué. Les reliefs sont bien prononcés, aussi, la moindre erreur d'orientation peut rapidement entamer le moral des troupes. Et évidemment, erreur il y a eu ! Mais notre petite équipe a de la ressource et après une journée pleine d’embûches nous parvenons a attrapé un ferry pour traverser le Tage (impossible par le pont!).

 

 

Sur la route, on a vu de super paysages. Par exemple, après Setúbal, nous avons eu la surprise de trouver des rizières ! Et des cigognes ! A partir de cet endroit et jusqu'à la côte sud, tous les villages que l'on a traversés étaient blancs avec des peintures bleues aux volets et à l'encadrement des portes et des fenêtres. Très joli.

 

Il y a des campings très régulièrement de long de la côte. Parfois ce sont des campings « villages » où les gens vivent toute l'année.

 

Il y a souvent des cantines : on a le choix entre 3 ou 4 plats, ce n'est pas très cher, c'est bon, et les portions sont très généreuses ! Autant dire que nous ne nous sommes pas beaucoup servi de notre réchaud au Portugal !

 

Vers Porto Covo, nous avons suivi une côte à flanc de falaises, magnifique ! Il y avait beaucoup de surfeurs, et de la bonne vague (enfin j'imagine). Nous avons vu un pré avec des moutons (classique!) et un pré avec des autruches. Gabin et Zoé étaient contents (« C'est un zoo ici ou quoi ? C'est trop marrant ! ») Il y en avait un autre avec des vaches et des aigrettes pique-boeufs sur le dos. (Petite leçon de sciences au passage : les êtres vivants qui vivent en symbiose, enfin qui s'aident l'un l'autre quoi, c'est beau!)

 

A Porto Covo, nous avons pu aller nous promener sur le sable en bas des falaises. Lorsqu'on touchait la roche, elle se défaisait comme du carton mouillé. Drôle d'impression !

 

Vers Odeixe, nous avons vu les premiers moulins de l'Algarve (c'est le nom de cette région du Portugal), toujours des forêts d'eucalyptus (pas partout, mais on en a vu énormément, quasiment tous les jours en fait, depuis la côte nord de l'Espagne).

 

Apparemment, cet arbre, qui a été importé il y a quelques dizaines d'années pour l'industrie du papier, étouffe beaucoup d'autres essences (le pin semble résister). Sachant qu'il n'y avait pas de camping, nous avons demandé à la première dame croisée dans la rue (une mamie avec son petit-fils) s'il y avait des chambres à louer. Il s'est trouvé qu'elle même louait des chambres (d'ailleurs elle possédait beaucoup de maisons de cette rue, ainsi qu'un magasin et un restaurant). Après discussion avec Julien, on s'installe dans une chambre et on va manger au restaurant où l'on est très bien reçus et où l'on mange des bons « petits » plats (enfin, façon de parler car au Portugal les plats ne sont jamais petits!), dans une charmante cour, derrière des maisons avec des palmiers à l'intérieur. Atypique.

 

Mardi 16 septembre, après un petit déjeuner de luxe dans ce même resto, on est prêt à attaquer la montagne qui nous attend ! Par contre, on ne s'était pas préparés au vent ! Les moulins que l'on voyait le long du chemin n'était pas ici pour rien ! Une grosse averse de 4 minutes pour finir la journée de vélo, et nous sommes contents d'arriver à Lagos ! (même si le camping est minable et cher, il faut bien le dire!)

 

Lagos est une très jolie ville fortifiée, avec une vieille ville entourée de murailles et des ruelles pavées noires et blanches, un port, une église qui donne sur une grande place avec des petites fontaines... Il y a aussi des restaurants avec grande terrasse et prix dignes de Cannes, remplis de touristes qui parlent anglais, et des plages - dont une superbe (si on oublie l'énorme tag qui nous accueille en haut de l'escalier), la praia de Ana, entourée de falaises et avec des rochers en forme d'aiguille qui sortent de l'eau.

 

Jeudi 18, nous repartons sur les routes, direction Faro, à l'Est sur la « Costa de la luz ». On se perd un peu à Portimao, malgré, ou à cause des explications des gens et aussi à cause du manque hallucinant de panneaux routiers : peu de directions fléchées, des routes barrées, d'autres que l'on ne peut pas traverser, des routes qui deviennent des 4 voies interdites au vélo ! La galère ! Ce qui est drôle, c'est que dans la réponse des gens, c'est toujours « sempre frente, sempre, sempre... »

 

Dans cette partie du Portugal, la terre est rouge ( il y a beaucoup de poteries). Il y a des cognassiers, des figuiers et des oliviers, et surtout énormément d'orangers. D'ailleurs, c'est la saison des oranges, il y a régulièrement des étals sur le bord de la route, mmh, on boit des jus pressés tous les jours. Un vendeur en haut d'une côte, qui nous voit en train de reprendre notre souffle sur nos vélos, nous offre gentiment quelques oranges. Obrigado !

 

Faro

 

En passant par Albufeira sur une route très vallonnée, nous arrivons à Faro le vendredi 19. Nous trouvons par hasard un hôtel qui n'en est pas vraiment un : le faroway hostel. Lieu insolite, genre auberge de jeunesse, tenu par Jorge, un trentenaire sympathique, avec une cuisine ouverte à tous et une terrasse sur le toit avec table et canapé ! Un bon squat où on reste 3 nuits. Faro est aussi une belle ville avec des rues pavées et avec un cœur fortifié où il est agréable de se promener. Nous voyons quasiment une cigogne dans chaque nid, et même un couple de cigognes, dans le nid qui domine notre terrasse.

 

On prend aussi le temps de faire un tour de bateau et d'aller voir une île « déserte » (enfin avec un restaurant au milieu) où on a joué sur une très belle et longue plage.

 

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mer.

10

sept.

2014

Etape 11 : Lisbonne

 

Nous avons passé plusieurs jours dans la capitale portugaise.

 

Au centre, se trouve le quartier « Baixa », qui est situé le long du fleuve, le Tage. Une immense place, la Place du commerce, ouvre sur un quartier qui a été reconstruit après le tremblement de terre qui a secoué la ville en 1755. Ce sont de grandes rues pavées perpendiculaires, avec de grands immeubles blancs qui rappellent les immeubles haussmanniens des grandes avenues parisiennes.

 

Autour se trouvent des collines, à l'ambiance et aux paysages totalement différents.

 

 

Nous avons visité par exemple le quartier de l'Alfama. Nous sommes montés par le typique « tramway 28 », grinçant sur ses rails. Après avoir contemplé les toits de Lisbonne, nous avons flâné dans les escaliers et les ruelles étroites et labyrinthiques qui descendent en direction du fleuve. Nous avons goûté une « ginghina », liqueur de cerise servie dans un petit dé en chocolat ! Très bonne idée ! Le soir, tout en grignotant des tapas (le chorizo chaud a beaucoup plu à Julien), nous avons écouté un concert de fado, musique traditionnelle du Portugal, où un chanteur (ou d'ailleurs, le plus souvent une chanteuse) clame des airs mélancoliques, accompagné(e) de 2 guitaristes.

 

 

Un autre quartier qui nous a bien plu : Bélem. Le magnifique monastère des Jéronimos, blanc, immense, très chargé en décorations, avec des figures religieuses et des figures marines (algues, coquillages...) A l'intérieur se trouve le tombeau du navigateur Vasco de Gama qui a ouvert la route des Indes (les vraies) par la mer au 15è siècle.

 

Nous avons ensuite profité de la collection privée d'un milliardaire portugais qui l'expose gratuitement au centre culturel : des œuvres de Dali, Miro, Picasso, Warhol, etc... sont présentes.

 

Nous avons ensuite marché le long du Tage jusqu'à la Tour de Bélem, qui était autrefois au milieu du fleuve et qui, à cause du tremblement de terre qui a changé le cours du fleuve, se trouve tout proche de la rive.

 

Nous n'avons pas voulu quitter le quartier avant d'avoir goûté (après une longue file d'attente sur le trottoir) aux célèbres « pastéis », flans chauds sur une pâte feuilletée croustillante, sur lesquels on saupoudre de la canelle et du sucre glace (un régal!)

 

 

Dernier jour : direction l'aquarium de Lisbonne, vers la gare « Oriente » qui a un toit avec des formes étonnantes et un énorme centre commercial à plusieurs étages. Nous avons pu admirer des raies, des requins, des barracudas, des méduses, des poissons-clowns, des hippocampes... Les enfants ne s'en sont pas lassé !

 

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mer.

10

sept.

2014

Etape 10 : De Porto à Lisbonne

Après avoir un peu galéré pour sortir de Vila Nova de Gaia sans carte, nous rejoignons la côté et parvenons à Sao Jacinto par une belle piste cyclable entre la lagune et l'océan au milieu des pins et des dunes (on se croirait dans les Landes).

Le lendemain, nous prenons le ferry pour traverser l'entrée de la lagune et nous nous posons pour 2 jours. La nuit nous entendons le brouaha incessant des vagues sur le sable. Côté lagune, beaucoup de pêcheurs de bredouille. Nous avons profité de cette escale pour aller visiter Aveiro à une quinzaine de km de là. C'est une charmante petite bourgade surnommée la Venise Portugaise en raison de ses canaux sur lesquels se croisent de grandes barques en bois décorées. Comme partout au Portugal les maisons sont de toutes les couleurs, le linge aux fenêtres, les azulejos sur les églises...

Après, nous avons poursuivi notre chemin le long de la côte toujours au milieu des forêts. Sur certaines portions, les arbres sont "saignés". On récolte la sève des pins pour faire de l'essence de térébentine (ça s'appelle le gemmage).

Après un bref arrêt dans un camping (qui fait penser à un camp de réfugiés) à Figueira da Foz, nous sommes repartis à travers bois jusqu'à Nazaré.

Nazaré est une très belle ville très touristique bâtie au creux d'une falaise. Les rues de la vieille ville sont remplies de mémés en habits traditionnels (où sont cachées les mémés par chez nous ?). La plage est bondée. On s'est trouvé un petit restaurant traditionnel où on s'est régalé avec une morue salée. Le lendemain, nous avons visité la partie de la ville en haut de la falaise. Très sympa ! On comprend en voyant le relief à l'horizon que la prochaine journée fera mal aux jambes.

Nous avons ensuite rejoint Caldas da Rainha en faisant un crochet par la magnifique baie de St Martinho do Porto. De là nous avons pris un train d'un wagon complètement underground jusqu'à Lisbonne.

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jeu.

04

sept.

2014

Etape 9 : Porto

Arrivés à Porto, nous sommes hébergés chez une cousine éloignée, Mimi, et par son fils Francisco. Nous passons une agréable soirée à discuter. La crise à l'air d'avoir paralysé un peu le pays. Les jeunes s'expatrient en masse en Angola et au Mozambique dans les anciennes colonies. Mais bon, le digestif au Porto était excellent. 

Ensuite, Mimi nous a gracieusement laissé les clés de sa maison pendant ses quelques jours de vacances, ce qui nous a permis de profiter d'un peu de confort et de visiter Porto tranquillement.

Porto est  magnifique. La vieille ville est bâtie sur les flancs pentus de la Douro. On s'est amusé à se perdre dans les petites ruelles et les escaliers au milieu des façades colorées, de l'odeur du linge qui sèche et de l'ambiance portugaise. Beaucoup de monde dans les rues, des gamins qui jouent partout (impensable dans une ville française de cette taille), et malgré toute cette agitation une sorte de nonchalance, de laisser-aller très agréable.

Les églises et cathédrales sont souvent décorées par des azulejos (sortes de faïences bleues et blanches représentant des scènes bibliques).

Quand on est arrivé au bord du fleuve (on peut le faire en funiculaire si on est un gros fainéant), on s'est posé à une terrasse écouter un chanteur de fado.

On peut voir les barques, qui anciennement acheminaient le Porto,  se faire photographier par les touristes.

On a traversé sur un des 2 ponts impressionnants réalisés par Gustave Eiffel (incoyable tout ce qu'il a fait ce monsieur là !) pour aller sur la rive Vila Nova de Gaia visiter une des célèbres caves. Le vin y vieillit très longtemps dans de gigantesques tonneaux.

Nous avons quand même fini par repartir vers le sud en nous perdant (sans le vouloir) dans le dédale de ruelles de Porto. Ici le pavé est roi. Nos bicyclettes qui n'ont encore pas connu d'infortune font de nouveaux bruits. C'est très joli mais ça ne présage rien de bon.

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