ven.

14

août

2015

Etape 48 : Bora-Bora (Julie)

Nous avions 10 jours à passer sur « la perle du Pacifique » : l’île de Bora-Bora. Nous avions acheté à l’avance nos billets d’avion inter-îles pour nous y rendre, et c’est l’île que nous avions choisie car son nom résonnait très bien dans nos oreilles… Nous avions prévu de prendre ensuite un bateau pour aller sur une de ses voisines, l’île de Maupiti, plus sauvage. Mais, assez vite après notre arrivée en Polynésie, nous apprenons que le bateau n’assure plus la liaison entre les 2 îles, et que Bora-Bora est très jolie, avec un magnifique lagon, mais très chère et pas très authentique, avec beaucoup d’hôtels de luxe.

L’île est entourée par des « motu » ; c’est-à-dire d’autres îles en forme de couronne. Entre les 2, le lagon. Derrière le motu, l’océan. Nous atterrissons là-bas sans avoir rien réservé. La haute saison n’est pas encore commencée et on espère pouvoir négocier un peu les prix des pensions. Julien part en campagne après manger, il va demander des renseignements aux gens. Il rencontre alors Dominique, un Français qui habite à Bora-Bora depuis 4 ans et qui tient un magasin de souvenirs. Il nous propose de planter notre tente dans son jardin. Il vit avec son fils de 11 ans, Michelangelo. Pendant les 6 jours où nous restons chez eux, Gabin et Zoé profitent de leur nouveau copain.

Nous rencontrons aussi Tetuaura, une jeune fille amie de la famille, et qui habite à Bora-Bora. Avec elle et Michelangelo, nous louons des vélos et nous allons visiter la plage de Matira, réputée comme étant une des plus belles plages du monde. Et c’est vrai qu’elle est superbe! Elle fait toute la longueur d’une grande baie. On marche dans le sable blanc fin, puis on descend tout doucement dans les eaux claires, avec derrière nous les volcans qui surplombent cette partie de l’île. Toute la famille profite de ces beaux paysages. Nous voyons même des raies en nageant avec masque et tuba...

Le lendemain, nous allons visiter un canon américain, vestige de la 2nde guerre mondiale. En effet, après l'attaque de Pearl Harbour par le Japon, les Etats-Unis veulent implanter une base militaire dans le Pacifique. En 1942, des canons sont construits et 5 000 militaires américains sont envoyés sur cette île de 2 000 habitants. Ils ne partent qu'en 1946, sans avoir eu à utiliser ces canons.

Nous terminons notre séjour sur cette île dans l’hôtel Temanuhata, avec notre petite plage privée.

 

Nous sommes contents d’avoir vu cela et d’avoir rencontré Dominique, mais nous ne conseillerions pas aux gens d’aller à Bora-Bora. Le prix du billet d’avion et le coût de la vie sont vraiment exagérés. Et on a l’impression que la perle du Pacifique a perdu de son éclat : les hôtels de luxe semblent vides, une bonne partie de la route est complètement défoncée, la place en face du port n’est pas bien aménagée… Des observations qui n’échappent pas aux Jujugazou !

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

30

juil.

2015

Etape 47 :  Découverte de l’île de Moorea (Julie)

Pour rejoindre Moorea, située au Nord Ouest de Tahiti, il faut prendre le ferry pendant une petite heure. Nous avons embarqué avec nos vélos.

 

Dimanche 19 juillet, nous arrivons chez Hélène et Hubert, qui ont voyagé en voilier et se sont posés ici il y a 3 ans. Ils ont deux filles de 4 et 2 ans. Hubert travaille sur Tahiti et Hélène a ouvert une crèche  sur cette petite île de Moorea.

Le lendemain, nous décidons d’aller visiter le Lagoonarium, dont on nous avait beaucoup parlé, et nous ne sommes pas déçus ! C’est un peu cher (comme tout ici), mais c’est très beau. C’est une petite île bien aménagée avec des petites cabanes, des petits salons d’extérieur au bord du lagon aux eaux turquoises… Et nous pouvons observer des milliers de poissons à travers le jardin de corail, en suivant une corde. Il y en a dès les premiers mètres, ce qui est super pour les enfants. Il y a aussi des raies qui viennent nous nager entre les jambes, puis des requins à pointe noire (des petits requins de récif) font leur apparition. Mais pourquoi tout ce balai aquatique, me demanderez-vous… Mais parce qu’ils savent que ça va être l’heure du repas bien sûr… Et oui, ils sont nourris tous ces petits poissons ! Tous les jours à la même heure, 2 fois par jour.  Alors ils viennent comme des petits toutous… Tout cela n’est pas très naturel me ferez-vous remarquer… C’est vrai, c’est vrai… Mais qu’est-ce que c’est beau !

Le lendemain, nous prenons nos vélos et nous roulons sur la moitié du tour de l’île, jusqu’au camping Nelson, donnant sur la plage. Très beau décor mais camping un peu sur le déclin (par exemple, il n’y a pas plus de cuisine, contrairement à ce qui est annoncé sur le site internet…) Mais bon, notre tente est l’ombre des cocotiers (attention, il ne faut pas passer sous les cocos sous peine de mort imminente – c’est encore plus dangereux qu’un ours !) Et sur la plage, le sable est blanc ! Alors on profite !

Nous faisons rapidement la connaissance de nos voisins, une famille de voileux avec 2 garçons de 9 et 11 ans. Les enfants sont contents de rencontrer de nouveaux copains et nous sommes ravis d’entendre des aventures océaniques, bien différentes des nôtres !

Le mardi, nous allons avec eux faire une promenade sur les hauteurs de l’île, jusqu'au col des 3 Pinus, d'où on voit le mont Rotui, entouré des 2 baies, Opunohu et Cook. Par contre, en rentrant au camp, nous sommes déçus car il n’y a plus de plage, mais des grosses vagues dont certaines se brisent sur le mur du camping ! Cela n’arrive jamais. Mais la nuit, il y avait de la houle dans l’océan, et les vagues sont passées au-dessus de la barrière de corail. Du coup, le lagon est plein, avec des vagues et des forts courants… Désolés les enfants, aujourd’hui, il va falloir regarder la mer du haut de l’escalier !

Le soir, on s’offre un petit restaurant, le premier depuis notre arrivée en Polynésie ! Poisson  grillé et poisson cru au lait de coco ! Mmmmh…

Après 2 jours de camping, retour en vélo par l’autre moitié de l’île, en admirant cette fois les 2 baies depuis la route. Nous faisons une petite halte à l’hôpital des tortues, dans l’enceinte d’un luxueux hôtel. Nous voyons aussi quelques dauphins qui nagent dans de petits bassins. Gabin et Zoé sont contents.

Un petit passage chez Hubert et Hélène, puis nous sautons dans un avion, direction Bora-Bora !

(Allez, on vous racontera… ;) )

Lire la suite 2 commentaires

sam.

18

juil.

2015

Etape 46 : Le tour de Tahiti (Julien)

Ia ora na !

Le climat tropical a ceci de particulier qu’il nous plonge instantanément dans une agréable torpeur dont il est très compliqué de sortir. Ici, on appelle ça, être « fiu ».  Pendant nos 5 premiers jours sur l’île, semi-anesthésiés par la chaleur et l’humidité, nous étions complètement fiu. Nous ne survivions que pour et grâce aux cocktails rhum ananas que Denis et Elisabeth nous servaient, à partir de la tombée de la nuit vers 18h, face à un panorama carte postale. Au premier plan, une touche de vert avec des fleurs et des maisons, au deuxième plan le bleu turquoise du lagon, puis, après la ligne blanche formée par l’écume des vagues venant se fracasser sur la barrière de corail, le bleu profond jusqu’à l’horizon derrière lequel plonge un ciel pastel où tous les petits nuages sont autant de filtres qui font varier les nuances de ce paysage. Juste de vous le décrire et je me languis déjà du prochain rhum ananas !

Les humains ne sont pas les seuls à souffrir ici, les chiens, par exemple, sont eux aussi plongés dans un coma tropical, donc pas de problème quand on passe en vélo malgré ce que leur allure surprenante nous faisait craindre. On trouve ici énormément de chiens. Un rottweiler, un berger allemand, un dog et un caniche ont dû débarquer ici avec les premiers colons. Depuis, ils se sont reproduits, quitte à défier les lois de la génétique, pour arriver à cette espèce endémique : le bâtard des îles. Finalement, le seul animal adapté à cet environnement délicieusement hostile est le poulet ! Les coqs  aiment d’ailleurs nous le rappeler toutes les nuits de 3h à 9h du matin.

Bref, après cette nécessaire semaine d‘acclimatation, nous avons finalement réussi à trouver le courage de remonter sur nos destriers afin de partir explorer Tahiti.

Avant de se lancer dans l’aventure, un point géographie s’impose. La Polynésie française ne représente qu’une partie de la Polynésie. Les Maoris de Nouvelle-Zélande, les Hawaiiens, les habitants de l’île de Pâques sont eux aussi des polynésiens. Tous ces peuples, originaire d’Asie sont arrivés là depuis plus de 1500 ans (ça relativise un peu les exploits de nos héros européens tel que  Christophe Colomb et les autres grands navigateurs). Ils sont unis par une culture encore bien présente (les langues, la musique avec l’emblématique ukulélé, la danse, la pirogue, les légendes…). La Polynésie française, c’est une centaine de petites îles éparpillées dans 5 archipels perdus dans le Pacifique sur une surface plus grande que l’Europe. Cela ne représente que 4000 km2 de terre émergée (deux fois moins que la Corse) pour un peu plus de 200 000 habitants. Il y a 2 types d’îles, toutes d’origine volcanique. Elles sont en fait d’énormes montagnes prenant base sur le plancher océanique à plus de 5000 mètres de profondeur. Les jeunes îles, comme Tahiti, sont très escarpées, elles sont entourées par une barrière de corail. Par endroit (à la sortie des rivières), des passes permettent aux embarcations de sortir du lagon. On y trouve une végétation luxuriante. Au bout d’un temps, la montagne s’érode et disparait sous la mer, la seule partie émergée qu’il reste alors est le motu, une couronne de terre sur l’ancienne barrière de corail entourant un lagon devenu immense, c’est le second type d’île qu’on appelle un atoll.

Tahiti est la plus jeune et la plus grande des îles de Polynésie, elle a un périmètre d’environ 180 km et culmine à plus de 2000 mètres. Seule une fine bande côtière est habitée. Elle a la forme d’un gros haricot. Au Nord de la partie principale, Tahiti Nui, se trouve Papeete, la capitale. La seconde partie de l’île, Tahiti Iti, aussi appelée la presqu-île, est plus petite et plus sauvage. C’est dans cette partie que nous nous rendons. Nous sommes invités par 3 familles vivant à proximité de l’isthme de Taravaho.

L’allée fut facile et plaisant. Nous avons pris la route du Monoï par l’Est sous un grand soleil. Il y a peu de circulation et d’habitations. Nous faisons un petit détour aux 3 cascades où il ne manquait que la vahiné se lavant les cheveux. Un peu plus loin, nous avons pique-niqué sur une petite plage déserte à l’ombre des cocotiers. Après une petite baignade dans le lagon, nous avons poursuivi notre chemin. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu du mal à faire les quelques 55 km du jour, pourtant assez plats, alors que Julie fanfaronnait dans ma roue à me demander si j’étais à fond, si je voulais faire une pause… Une épreuve pour mon orgueil !  Nous arrivons en début d’après-midi et alors que nous nous arrêtons pour faire quelques courses, nous tombons sur nos hôtes, Francesca et Tahimo qui nous reconnaissent facilement avec notre caravane. Nous chargeons nos vélos dans leur pickup car ils habitent plus haut sur le plateau, et qu’ici les dénivelés n’ont jamais moins de 2 chiffres. Nous traversons la Normandie tahitienne où les vaches paissent paisiblement au milieu des hibiscus, des galandas, des sensitives pudiques (qui se rétractent quand on les touche), des oiseaux de paradis et autres magnifiques fleurs. Nous plantons la tente dans leur jardin et nous faisons connaissance avec leurs amis suisses, en vacances eux aussi. Nous passons une soirée sympathique à discuter tard autour d’un verre. Grâce à Tahimo, nous comprenons un peu mieux la société polynésienne et son histoire. Le lendemain, tout ce petit monde part quelques jours pour l’archipel des Marquises. Une fois encore, les limites de l’hospitalité sont repoussées ! Francesca nous confie les clés de leur coin de paradis. Nous passons 2 superbes journées entre farniente au bord de la piscine et randonnée jusqu’au belvédère. Ensuite, nous redescendons du plateau et rejoignons To’ahotu de l’autre côté de l’isthme où nous sommes accueillis par Giuliano, Anna et leurs 3 enfants de 4, 5 et 7 ans pour le plus grand bonheur de Gabin et Zoé. A peine arrivés, Giuliano nous propose de l’accompagner à un Heiva ; c’est un concours de danses et de chants traditionnels. Anna, enceinte jusqu’aux oreilles, nous propose de garder les 5 petits monstres. Gabin et Zoé ont sympathisé en un quart de seconde et ne se rappellent même plus de notre existence. Nous les abandonnons donc pour la première fois depuis bien longtemps et nous nous offrons le luxe d’une soirée en amoureux. Giuliano est dans une troupe professionnelle de 120 danseurs. Après une heure de chants polyphoniques (puissants, mais un peu nasillards et répétitifs), le spectacle commence. Les costumes sont fabriqués avec des feuilles et des fleurs. Il faut une journée pour les confectionner pour seulement une heure de représentation. Les mouvements sont très dynamiques, les corps remuent et se secouent au rythme entraînant des percussions locales. La chorégraphie raconte une légende polynésienne.

Le lendemain, nous pédalons jusqu’à la pointe sud de la presqu’île à Teahupo’o, le spot des surfeurs de haut niveau. En face d’une petite plage de sable noir (comme quasiment toutes les plages de Tahiti), nous pouvons voir au loin d’énormes rouleaux s’écraser sans interruption sur la barrière de corail. C’est une vague, parait-il, très dangereuse. Nous, nous nous contentons de faire un peu de snorkling. C’est un aquarium géant ! On voit beaucoup de poissons de toutes les couleurs. Et tout le monde nous dit que ça sera beaucoup mieux à Moorea et à Bora Bora pour la plongée. Ça promet ! Le soir, nous retournons chez nos nouveaux amis italiens. Après une nuit écourtée par les discussions et les parties d’échec, nous prenons la route de l’Est, direction Tautira, entassés dans la camionnette de Giuliano et Anna. En chemin, nous nous arrêtons manger des cocos. Lorsqu’on la cueille au bon moment, la noix de coco peut contenir quasiment un litre d’eau de coco et une chair légèrement grasse. Très bon ! Nous passons une belle journée entre jeux de sable, baignade et volleyball. Dans la soirée, nous rejoignons notre dernière famille d’adoption à quelques rues de là. Jeff, Virginie et leurs 4 enfants nous accueillent chaleureusement. Jeff est ici depuis 2 ans pour construire une nouvelle prison (l’actuelle est une des pires de France et la nouvelle sera sûrement la meilleure). Le lendemain, le temps est capricieux. Virginie, avec sa fibre artistique, nous organise un petit atelier de peinture. Encore une super rencontre, l’annuaire de nos nouveaux amis s’épaissit chaque jour un peu plus.

Après une grosse semaine sur Tahiti Iti, nous reprenons le chemin de Papeete par la côte Ouest. Nous faisons plus de 70 km sous une pluie tropicale. Nous faisons un arrêt aux grottes de Maraa. Même dans la grotte, il pleut à seau ! Après une dure balade à vélo, nous sommes de retour vers la capitale. Une journée de repos et nous partons en bateau à la conquête d’une nouvelle île : Moorea.

Nana.

4 commentaires

dim.

12

juil.

2015

Etape 45 : Premiers jours à Tahiti (Julie)

Jeudi 2 juillet, nous atterrissons à Papeete, sur l’île de Tahiti, au cœur de la Polynésie française, territoire autonome mais pas indépendant. Nous n’avons pas encore saisi tout le fonctionnement politique, mais il y a des décisions françaises et des décisions polynésiennes. Et parfois, les ministères des 2 territoires doivent s’entendre malgré les rivalités (dans l’éducation par exemple).

Nos premiers jours, nos premières découvertes et nos premières explications se font en présence de Denis et Elisabeth, des Icaunais installés ici depuis 2 ans. Ils nous accueillent royalement à l’aéroport avec colliers de fleurs et voitures pour emporter tout notre fourbi ! Un grand merci pour votre générosité !

Nous découvrons leur appartement avec vue sur la mer (et sur la piscine de la résidence) et commençons à prendre le rythme polynésien : moderato. Premièrement car on peut se relaxer, on est arrivés jusque dans cette île du Pacifique dont on rêve depuis si longtemps; deuxièmement car il fait chaud (même si c’est la saison froide ici), et troisièmement car les gens autour de nous sont tranquilles. Nous en sommes à la moitié de notre voyage et, après un petit coup de blues en pensant à nos amis qui vont commencer la saison des barbecues et des vacances, nous sommes d’attaque pour profiter de la deuxième moitié de notre voyage.

Nous visitons le centre-ville de Papeete, nous nous promenons le long de la marina récemment aménagée et dans les très beaux jardins de Paofai.

Nous sommes allés sur la plage de sable noir de la pointe Vénus, où la fête battait son plein (leçon de danse géante! ) pour le jour de l’Indépendance américaine.

Nous découvrons les plantes, qui poussent à foison dans ce pays humide et chaud. Les fleurs : le tiaré tahiti, emblème de la Polynésie française, l’hibiscus, le tipanié (frangipanier) ; et les plantes et arbres fruitiers : les cocotiers, les bananiers, les manguiers, et les arbres à pain, qui donnent le « uru », qui nourrit bien et qui se cuisine apparemment sous toutes les formes. Une légende raconte qu’une nuit, un père qui n’avait pas réussi à trouver un dîner à ses enfants, s’est transformé en arbre à pain pour qu’ils n’aient plus jamais faim.

4 commentaires

Heureux qui comme Ulysse...

Dernières news

  Suivez-nous sur Facebook...

       avec "Juju Gazou"

Sites amis